10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 08:09


Présents : IEN adjoint – Secrétaire général – secrétaires DSDEN – Représentants syndicaux de SUD Education, UNSA, FSU


La baisse d’effectifs dans l’académie et dans l’Orne se confirme.

Demandes des syndicats :

  • Reconstituer les RASED

  • Créer un poste CLIN

  • Créer de vrais postes pour les TPS

  • Augmenter le nombre de postes de remplaçants

  • Prendre en compte les TPS dans les mesures de carte scolaire

  • Créer des référents gens du voyage car la demande est importante

  • Augmenter le temps de décharge des directeurs : plusieurs cas évoqués

    • Ecole avec CLIS : nombreuses réunions pour les directeurs

    • Ecole à 9 classes : retour au mi-temps des années précédentes (0,33 de décharge cette année)

    • Ecole accueillant un public particulier comme à Ceton par exemple où la directrice doit assurer de très nombreuses réunions en plus de son travail classique de direction.

On nous informe :

  • que l’on ne sait pas encore s’il y aura des postes d’aide administrative l’année prochaine.

  • Qu’un travail avec la municipalité d’Alençon est en cours pour une meilleure sectorisation. La ville n’orientera pas d’élèves hors secteur sur l’école de Montsort.

Nous avons constaté beaucoup d’inquiétude quant à la carte scolaire de la rentrée 2015. L’administration informe les collectivités territoriales mais pas les directeur-es et enseignant-es lorsqu’une mesure de carte scolaire doit être prise. Les syndicats demandent à ce que les équipes soient correctement informées.

Un « gros travail » a été fait par la DSDEN sur les décharges de direction. L’objectif était d’avoir une meilleure lisibilité de l’ensemble. Or, il y avait beaucoup d’iniquité.

Les critères ont été redéfinis, non seulement pour plus d’équité mais aussi pour répondre aux recommandations faites par le groupe de travail sur les directions.

Les critères retenus dans l’immédiat mais qui sont encore modifiables et qui seront discutés au CTSD du 31 mars sont les suivants :

  • De 1 à 3 classes : pas de décharge / 10 jours libérés dans l’année

  • De 4 à 7 classes : 0,25 % de décharge

  • 8 et 9 classes : 0,33 % de décharge

  • De 10 à 13 classes : 0,5 % de décharge

  • 14 classes et au-delà : décharge complète

  • En REP+, décharge complète pour tous les directeurs

  • En REP, le barème immédiatement supérieur sera appliqué

  • Pour les écoles avec 2 CLIS, le barème immédiatement supérieur sera appliqué

  • Pour les écoles avec 1 CLIS, une réflexion est engagée pour libérer des journées (comme écoles de 1 à 3 classes)

  • Pour les pôles sur deux communes ou plus, hors RPI, le barème immédiatement supérieur sera appliqué. 5 pôles sont concernés par ce changement : Landisacq/Chanu, Mauves/Le Pin, Le Gué/Igé, Ste Gauburge/Echauffour, Le Chatellier/Banvou.

  • Pour les RPI (sauf pour les RPI concentrés), une décharge sera accordée pour la coordination. Les écoles à 4 classes, par exemple, auront 0,33% au lieu de 0,25% de décharge. Les 0,08% peuvent être attribués à une autre personne qu’au directeur. Le barème le plus favorable à l’école est accordé.

  • Enfin, il n’y aura plus de moratoire (maintien d'une décharge l'année suivant une mesure de carte scolaire).


Ce nouveau barème, s’il est appliqué comme tel, permettra de récupérer 3,18 ETP.

Les syndicats regrettent qu’aucune mesure ne soit proposée aux écoles avec 1 CLIS ou accueillant un public particulier. Regret aussi de voir les écoles à 9 classes rester avec 0,33% de décharge de direction au lieu des 0,5% des années précédentes, d’autant plus qu’une économie de 3,18 ETP est annoncée.

Les syndicats ont par ailleurs évoqué leurs inquiétudes pour différentes écoles quant à d’éventuelles fermetures.


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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 19:14

Suite à la publication en mars dernier, sur le site internet des JRE (Journées de Retrait de l’Ecole),d’une vidéo diffamant une collègue de l’Ecole Blotterie à Joué-lès-Tours, la procédure judiciaire débouche aujourd’hui notamment sur la mise en examen de Farida Belghoul.
Cette dernière, d’après les documents qu’elle produit sur son propre site, a été convoquée pour
complicité dans un « délit de diffamation publique envers un fonctionnaire public ».
SUD éducation 37 se félicite que l’instruction de ce dossier soit élargie à l’ensemble des personnes qui ont attisé des haines sociales, par leurs actions ou leurs propos diffamatoires, et manipulé des personnes en situation de grande fragilité, dans un quartier dit « sensible » mais pour autant paisible de l’agglomération de Tours.
Nous ne pouvons de fait que déplorer la victimisation dont F. Belghoul se prétend l’objet. Ces propos révèlent surtout le manque d’arguments de la part des personnes mises en examen.
Sud Eduction 37 rappelle au passage qu'aucune plainte n’a été déposée à l’encontre de l’enseignante et pour cause…
Les diverses publications faites par F. Belghoul sur son site sont en outre accompagnées par des commentaires toujours aussi injurieux à l’égard des enseignants concernés et plus largement de l’Education nationale. Cela n’a rien d’étonnant de la part d’un mouvement qui entretient une certaine confusion complotiste au profit d’une idéologie conservatrice avec le soutien de nombreux mouvements réactionnaires proches de l’extrême droite (ceux de Dieudonné, de Soral, ou du Printemps Français).
SUD éducation 37 estime essentiel d’insister sur les points suivants :
- Bien qu’elle ait obtenu la protection fonctionnelle de l’Education nationale, la collègue diffamée
mène seule aujourd’hui des actions juridiques face aux accusations qui ont été portées à son encontre.
Ces mises en examen résultent en effet de l’action qu’elle a entamée en juillet dernier à
savoir un dépôt de plainte auprès du Juge du tribunal de Grande Instance de Tours, avec constitution de partie civile.
- La vidéo diffamatoire est à ce jour toujours accessible. Elle est notamment diffusée sur le site de la FAPEC (Fédération autonome des Parents Engagés et Courageux, ex-JRE), elle a été vue des dizaines de milliers de fois et accompagnée de commentaires haineux, dont des menaces de mort.
- Contrairement à ce qui a été affirmé par certains représentants syndicaux dans la presse, c’est
cette sordide affaire qui a forcé la collègue à demander son changement d’affectation (avec l’appui du Directeur Académique d’Indre-et-Loire), ceci afin d’assurer sa sécurité et la sérénité de l’école Blotterie.
- Enfin, nous avons eu à déplorer, et ce à plusieurs reprises, l’extrême difficulté à faire fonctionner et respecter les procédures d’urgence relatives au dépôt du droit d’alerte, dans le cadre des CHSCT.
Il est regrettable de constater que l’administration, de même que certains représentants des
personnels, semblent méconnaître le rôle essentiel de ces instances pour la défense et la protection des personnels.
SUD éducation 37 réaffirme son soutien moral, matériel et juridique à la collègue, ainsi qu’à
tous les collègues qui se retrouvent bien seuls lorsqu’ils sont attaqués par des parents
d’élèves.
Sud Education 37 réclame que l'administration de l'Education Nationale assume pleinement
son rôle dans la protection des fonctionnaires pour ne pas les laisser dans l'isolement le
plus total face à des actes ou des paroles qui les fragilisent et qui attaquent le service public.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:40

GRAND RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE

MERCREDI 4 MARS 2015

 

Le 8 mars est la journée des luttes des femmes. Emparons nous de ce moment pour faire valoir nos revendications ! A cette occasion, brisons le silence des inégalités entre hommes et femmes dans la fonction publique d’enseignement !
Dans l’Education nationale comme ailleurs, les inégalités sexistes sont légion : inégalités salariales, domination patriarcale à travers la hiérarchie, harcèlement, éducation à l’égalité en friche...

—> Inégalités salariales
Le mythe veut que la fonction publique soit le lieu même d’exercice de l’égalité homme-femme au travail. Qu’en est-il dans les faits ? Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18% de moins que les hommes. Chez les enseignant-e-s, l’écart est de 13%, soit 4 000 euros de moins par an (bilan social du ministère de l’éducation, 2014)
Comment en est-on arrivé là ?
Parce que les enseignantes sont avant tout professeures des écoles (82% des effectifs) moins bien rémunérées que les professeurs du secondaire : les PE gagnent 5000 euros de moins par an que les certifiés. Chez les agentes (source MEN,2014), les inégalités se retrouvent aussi.
Parce que les femmes sont le plus souvent celles qui se sacrifient pour élever les enfants, dans une profession où le nombre d’enfants par femmes est parmi les plus élevés : elles font le « choix » plus que les hommes de demander des temps partiels.
Parce qu’en cas de congé maternité ou parental, la note administrative est gelée, pénalisant l’avancement des femmes.
Parce que les hommes profitent d’ avancements plus rapides.

—> Domination patriarcale
Toute hiérarchie est synonyme de mécanismes de domination. Au sein de l’EN comme de la société, cette domination est notamment patriarcale. En effet, les hommes sont surreprésentés dans les filières dites « prestigieuses » (seulement 35% de femmes enseignantes à l’université), dans les postes de direction (les trois quarts des recteurs et chefs d’établissements du secondaire sont des hommes)...tandis que les femmes composent l’essentiel des personnels précaires (contractuelles) et de catégorie C (agentes).
Les jurys de concours, les corps d’inspection, parce que largement masculins, contribuent à perpétuer des mécanismes de cooptation masculine.

—> Harcèlement sexiste et LGBTIphobe
Insultes, brimades, ostracisme, « plaisanteries » déplacées...les formes de harcèlement peuvent être multiples, touchent toutes les catégories de personnel, et peuvent être dictées par des logiques tant sexistes que LBGTIphobes.

—> Education à l’égalité en friche
Devant la pression des réactionnaires, le gouvernement a reculé et abandonné les ABCD de l’égalité.
Le plan d’action annoncé à la place est purement et simplement indigent dans ses pistes pédagogiques, laisse de côté les stéréotypes de genre et prône un essentialisme qui ne dit pas son nom, sous couvert « d’égalité dans la différence », à l’instar des réactionnaires.

—> Abandon de la prévention
Les heures d’éducation à la sexualité à destination des élèves ne sont pas effectuées alors même qu’elles sont prévues dans les textes officiels.
La campagne d’information dans les établissements sur la ligne Azur (ligne d’écoute anonyme pour les personnes confrontées à des discriminations liées à leur orientation sexuelle) est perpétuellement repoussée, laissant seul-e-s face à l’homophobie les jeunes Lesbiennes, Gays, Bi-e-s et Trans.

Nous ne fermerons pas les yeux sur de telles inégalités !

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 17:05

CGT, FO et Solidaires appellent à une journée de grève nationale interprofessionnelle et de manifestations, le 9 avril.

Ensemble, nous exprimerons ainsi notre refus de l’austérité, de la casse des services publics, des cadeaux aux patrons et actionnaires, de la détérioration de nos conditions de travail et de vie.

Ensemble, nous exigerons un autre partage des richesses que nous produisons par notre travail et qui sont aujourd’hui confisquées par les capitalistes.

C’est nous qui faisons fonctionner la société !

Ce ne sont pas les patrons, les actionnaires, les politiciens professionnels ou les rentiers qui font vivre la société. Ce qui nous permet de vivre ensemble, de produire des biens utiles à tous et à toutes, de mettre en commun des services, de partager les connaissances, etc., c’est le travail de chacun et chacune.

L’organisation actuelle de la société rejette une partie d’entre nous vers le chômage et la précarité pour mieux faire pression sur toutes et tous et nous impose des conditions de travail toujours plus mauvaises (stress, dangers physiques, flexibilité, etc.). Mais puisque personne ne travaille pour nous, pourquoi déciderait-on pour nous ?

Les capitalistes ne servent à rien

L’an dernier, les 40 entreprises françaises les mieux cotées à la Bourse (le CAC 40) ont versé 56 milliards à leurs actionnaires. Uniquement pour ces 40 entreprises là, une poignée de personnes s’est réparti 56 milliards, quand on nous affirme que le chômage est inéluctable, qu’il faut travailler plus pour gagner moins, que les minimas sociaux, les pensions de retraite, le SMIC et nos salaires ne peuvent être augmentés.

Les capitalistes investissent (une partie de) leur argent dans les entreprises, nous dit-on ? Mais on oublie de nous dire que cet argent vient … de notre seul travail ! Il est à nous ! Et on ne nous en reverse qu’une partie à travers notre salaire.

0,1% des profits des entreprises du CAC 40, c’est 10 maternités sauvées par an !

Organisons-nous pour la 9 avril et la suite !

La grève et les manifestations du 9 avril sont importantes. Montrons la force que nous représentons ! Dans les entreprises, dans les administrations, dans les villes, organisons-nous dans les semaines qui viennent pour discuter et établir nos cahiers revendicatifs. La grève nationale du 9 avril doit aussi nous servir à faire pression sur celles et ceux qui prétendent nous diriger chaque jour : imposons des négociations, sur la base du rapport de forces que nous créerons le 9 avril.

La réussite, et les suites, de la grève nationale interprofessionnelle du 9 avril, c’est nous qui en décidons par ce que nous construirons ensemble, localement, à la base, d’ici le 9 avril !

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:52

Compte- rendu du Comité Technique du 23 février 2015

Personnes présentes

Syndicats : SUD éducation , FSU, UNSA

Administration : Le DSDEN, le Secrétaire général, 3 personnes de l’administration

Concernant les Dotations horaires Globales ( DG ) accordées aux collèges et SEGPA de l’Orne , SUD éducation et les autres organisations syndicales ont à nouveau voté CONTRE la répartition proposée par le DSDEN.

Nouveauté cette année :les IMP ( Indemnités pour Missions Particulières ) , voir article plus bas.

Nous contacter pour avoir les infos concernant les dotations des collèges et SEGPA

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 13:39

ARGENTAN école Jean de La Fontaine : mardi 7 avril à 17h

ALENCON école Courteille : mardi 7 avril à 16h45

L'AIGLE: mardi 7 avril à 17h lieu à définir

FLERS : mardi 7 avril lieu à définir

MORTAGNE : mardi 7 avril à 17h lieu à définir

Rappel : ces heures peuvent être déduites des heures d'animations pédagogiques

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:22

Le 6 février dernier, s'est tenu un groupe de travail académique dont l'objectif était de réfléchir aux possibilités pour les enseignants de l'Orne d'intégrer le département du Calvados en plus grand nombre, via les permutations informatisées ou les Inéat / Exéat

Personnes présentes :

syndicats: SUD éducation, SNUipp , UNSA et SGEN
administration : 4 représentants des 3 DSDEN, 4 personnes du Rectorat

Situation générale : Pour l'administration, nous sommes dans un contexte, pour le 1er degré, de baisse des effectifs avec comme corollaire une baisse des emplois. Cette situation se répétera inexorablement dans les années à venir.
De plus, le ministère impose une très forte dotation de stagiaires : 220 à la rentrée dans notre académie.

L'administration se dit consciente de la difficulté pour les enseignant-es de l'Orne de changer de département et notamment d'intégrer le Calvados.

Elle propose de doter plus fortement l'Orne en stagiaires afin de créer un appel d'air. Cette proposition avait déjà été faite il y a 2 ans et n'avait pas été suivie d'effets.

Si les permutations informatisées ne sont pas satisfaisantes, la secrétaire générale s'engage à ce qu'il y ait des départs de l'Orne vers le Calvados par le biais des Inéat / Exéat, dans le respect du barème, sans donner de proposition chiffrée.

Nous suivons bien entendu ce sujet de très près…

Ces propositions nous paraissent très insuffisantes au regard de la souffrance exprimée par nos collègues travaillant dans l'Orne et résidant dans des départements limitrophes, obligé-es de faire la route 5 jours par semaine..

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 06:19

Dans les établissements du second degré, les collègues découvrent actuellement les dotations horaires globales (DHG, ou plutôt DG, selon la nouvelle appellation du ministère), c’est-à-dire l’enveloppe d’heures d’enseignement dont ils vont disposer pour la rentrée 2015. Dans ces DHG, une colonne suscite une forte inquiétude : celle qui mentionne le volume horaire des indemnités pour missions particulières (IMP). Pour SUD éducation, il s’agit d’une nouvelle arnaque sur les heures – ces IMP étant prises sur une enveloppe globale à moyens constants – et d’une offensive managériale – ces IMP risquant d’être distribuées à la tête du client.

Concrètement, de quoi s’agit-il ? Rappelons que le décret du 20/08/2014 sur les missions et services des enseignant-e-s dans le secondaire – contre lequel SUD éducation a voté – institue dans son article 3 la possibilité d’exercer, dans l’établissement ou à l’échelon académique, « des missions particulières ». Le décret d’application a été présenté au Comité technique ministériel de l'éducation nationale (CTMEN) du 11 février : mais l’administration n’a pas attendu, puisque les indemnités ont été intégrées dans les DHG par les rectorats et les DSDEN avant même la discussion autour du décret en CTMEN ! Heureusement que le Ministère se gargarise de la qualité du dialogue social…

Le décret liste les « missions » qui pourront donner lieu à rémunération (article 6). Nous aurons donc maintenant encore plus de coordonnateurs en veux-tu en voilà (coordonnateur de discipline, coordonnateur de cycle d’enseignement, coordonnateur de niveau d’enseignement, coordonnateur des activités physiques, sportives et artistiques) et des référents à ne plus savoir quoi en faire (référent culture, référent pour les ressources et usages pédagogiques numériques, référent décrochage scolaire). Évidemment, c’est la ou le chef d’établissement qui propose « les décisions individuelles d’attribution » au rectorat (article 9), après présentation en conseil d’administration et consultation du conseil pédagogique (article 8). Ces IMP sont donc un outil important de management par la carotte, d’individualisation du fonctionnement du service, de mise en concurrence des personnels et, in fine, de renforcement du pouvoir hiérarchique.

SUD éducation s’oppose à la multiplication de ces outils de management qui divisent les personnels et développent la souffrance au travail et dénonce le fait que les décisions d’attribution des indemnités soient laissées à l’arbitraire des rectorats ou des chefs d’établissements.

Par ailleurs, la possibilité d’une décharge de service pour ces missions particulières est prévue par le décret du 20 août : « les enseignants exerçant ces missions peuvent bénéficier d'un allègement de leur service d'enseignement attribué sur décision du recteur de l'académie » (article 3). Mais comme nous le dénoncions dès l'année dernière, la possibilité de maintien de la décharge figurant dans les nouveaux statuts n'est qu'un miroir aux alouettes et s'avère exceptionnelle, au bon vouloir des rectrice-eur-s.

SUD éducation s’oppose au saupoudrage indemnitaire et revendique la compensation des tâches supplémentaires par des décharges de services amenant une réduction du temps d’enseignement.

Enfin, le décret fixe le montant de ces IMP. La base annuelle correspond au montant annuel moyen d’une HSA, soit 1250 euros. Elle est ensuite déclinée en quatre autres taux : ¼ de taux pour des missions ponctuelles, ½ taux, double taux et triple taux. Dans les faits, le nombre d’IMP attribuées dans les DHG des établissements par les rectorats est pris sur l’enveloppe globale. Localement, elles correspondent souvent à une baisse des HSA, et la confusion entretenue entre HSA et IMP est confirmée par le fait que certain-e-s directrice-eur-s académiques autorisent les chefs d’établissement… à réinjecter les IMP dans le stock d’HSA ! Il s’agit donc d’une arnaque sur les heures : les heures d’enseignement servent à financer la politique managériale voulue par le ministère, sur le dos des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail de la majorité des personnels.

SUD éducation revendique des moyens à hauteur des besoins, des DHG permettant une baisse importante du nombre d’élèves par classe, et dénonce le fait que les IMP soient financées en prélevant sur une enveloppe globale déjà largement insuffisante.

Attention : certain-e-s chefs d'établissement prétendent que les heures statutaires, comme les heures de labo en sciences physiques et SVT au collège (quand il n’y a pas de personnel de laboratoire) peuvent être remplacées par ces IMP, ce qui est en contradiction avec le décret du 20 août 2014 (article 9), et revient à augmenter le service d'un grand nombre de personnels : c’est inacceptable.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 19:53

Le ministère a produit un projet de circulaire sur les missions et obligations réglementaires de service des enseignants des établissements publics d’enseignement du second degré en application des décrets n°2014-940 et n°2014-941 du 20 août 2014.

Les nouveaux décrets sur les missions et services maintenaient qu’une heure supplémentaire et une seule pouvait être imposée aux enseignant-e-s dans le secondaire.

Dans ce projet de circulaire, il est expliqué que « lorsque l’application des pondérations donne lieu à l’attribution de moins d’une heure supplémentaire, l’enseignant pourra être tenu d’effectuer, en sus, une heure supplémentaire entière. »

Autrement dit, le ministère prévoit que les enseignant-e-s pourront désormais être contraint-e-s d’effectuer jusque 1,9 heures supplémentaires !

- C’est scandaleux, ce serait une régression majeure, une attaque frontale contre nos conditions de travail.

- C’est illégal, puisque contraire au décret que cette circulaire est supposée appliquer.

- C’est contraire à tous les engagements du ministère lors des discussions sur les nouveaux textes statutaires.

SUD éducation exige que cette disposition soit retirée, et que la limite d’une heure supplémentaire imposable soit réaffirmée dans tous les textes et garantie.

Quelques explications

Le décret du 20 août 2014 instaure des pondérations. Une heure effectuée en REP+ ou dans les séries terminales de la voie générale et de la voie technologique compte pour 1,1. Ainsi, si un-e enseignant-e certifié-e à temps plein en lycée, dont le maxima réglementaire de service est de 18 heures, effectue 9 heures en série terminale, elles compteront 9,9. S’il ou elle effectue 9 heures en seconde, des heures non pondérées, son service total est de 18,9 heures et elle touche 0,9 HSA (heures supplémentaires annuelles). Le projet de circulaire du ministère prévoit qu’on puisse lui imposer de faire 10 heures en seconde, en plus des 9 heures dans les séries terminales, ce qui revient à lui imposer un service de 19,9 heures et 1,9 heures supplémentaires.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:46

Elodie habite Ifs, elle est mariée et maman de deux enfants âgés respectivement de 6 et 3 ans. Son mari est en CDI à Ouistreham pour une entreprise d'import/export. Elodie est PE depuis 8 ans, nommée dans l'Orne.

Elle est affectée à titre provisoire sur un poste composite sur la circonscription de l'Aigle. Tous les jours, Elodie quitte son domicile vers 6h30 pour rejoindre une des trois écoles dans lesquelles elle exerce en CP, CE2/CM1 et MS/GS.

Lorsqu'elle quitte son domicile VERS 6h30, ses deux enfants dorment encore ; son mari les déposera une heure plus tard chez la nourrice.

Ce jeudi soir de février, Elodie rentre chez elle à 22h après avoir fait 1h30 de route de nuit, après avoir corrigé ses 27 cahiers de CE2/CM1 et les 27 productions d'écrits, rencontré un parent d'élève puis assisté à un Conseil d'école.

Ses enfants sont couchés depuis deux heures. Elle avale rapidement un yaourt et une banane puis allume son ordinateur pour préparer sa journée du lendemain pour son CP, alors que son mari somnole devant PSG/Nantes.

A minuit, elle tombe de sommeil, son mari est déjà couché depuis plus d'une heure. Sa séance d'EPS n'est pas préparée mais tant pis la fatigue est trop grande. Elle règle son réveil à 5h50 mais, une fois couchée, elle pense à son inspection qui a lieu dans trois jours.

Elodie stresse... Elle aimerait tant réussir son inspection, avoir une bonne note et espérer passer un échelon plus raidement, pour gagner un peu plus...

Ce week-end, il y a une fête de famille : dimanche ce sont les 100 ans de son arrière-grand-mère ! Samedi, son mari devra faire seul les courses car Elodie doit préparer son inspection. Dimanche, elle quittera la fête vers 18h car lundi c'est le grand jour !

Et pour la neuvième année, dans quelques semaines, Elodie va apprendre qu'avec 785 points de barème, elle n'obtiendra toujours pas de mutation pour le Calvados. Pour la neuvième année, elle postulera pour un poste sur Argentan ou Flers pour se rapprocher du Calvados mais, pour la neuvième année les postes convoités seront fermés, pris pas des maîtres E congédiés ou réservés à des PES…

Alors, Elodie envisagera peut-être à 32 ans de prendre un appartement en co-location avec des collègues pour limiter les frais de route et la fatigue accumulée... Elle se fera peut-être à l'idée de sacrifier pour de bon à l'Education Nationale sa vie de famille, son couple, ses enfants... Elle envisagera peut-être un déménagement le jour où elle aura obtenu un poste à titre définitif dans l'Orne...

Ou Elodie envisagera peut-être de quitter ce métier pour lequel elle était faite...

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