21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 12:53

Madame la Directrice Académique, cette année, vous avez fait le choix d’augmenter le nombre de conseillers pédagogiques du département, de nombreux postes sont restés vacants à l’issue du premier mouvement, et ce n’est pas un hasard. Les enseignants en ont plus qu’assez des injonctions dogmatiques. Un conseiller pédagogique est contre-dit par un enseignant lors d’une animation ? Au lieu de répondre par le débat et l’argumentation, c’est l’inspecteur de circonscription qui rappelle à l’ordre le contre venant en le convoquant. Ici, le message est clair, on ne réfléchit pas, on obéit.

De même, une équipe de circonscription peut, pendant une année, imposer aux collègues une méthode de travail, et l’année suivante, tenter d’imposer une expérimentation qui va totalement à l’encontre du travail précédemment mené. Il faut ajouter à cela les professeurs des écoles stagiaires, trop souvent malmenés et c’est la confiance envers les conseillers pédagogiques et plus largement les équipes de circonscription qui est entièrement à reconstruire, et cela ne se fera pas à coup d’injonctions et de convocations.

A un niveau au dessus, c’est le ministre lui-même qui se permet de faire passer des « recommandations » aux professeurs portant sur l’enseignement de la lecture, des maths, de la grammaire et du vocabulaire. M. Blanquer sous-entend qu’on ne calcule plus mentalement en classe, que l’on n’y ferait plus de grammaire. Il sort des contradictions totales avec le programme 2016 dans le domaine du vocabulaire. Il parle de manuels imposés, de fiches à suivre. Et surtout il jette cela bien en pâture aux médias avant même d’en informer les enseignants, les premiers concernés.

Les enseignants sont fatigués de ces multiples injonctions, et non, la liberté pédagogique, ce n’est pas l’anarchie des pratiques.

La base fatigue s'épuise et c’est pourtant bien elle qui tient l'édifice. De la confiance, pour que l'on garde notre dignité d'enseignant.

 

De plus, le système de passage à la hors classe, paraît lui aussi de plus en plus flou. Autant les IEN ont une grille concrète à remplir avant de donner leur appréciation, autant en ce qui concerne votre appréciation, personne ne connaît les critères retenus. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 10:32

La CAPD concernant ces sujets vient de se terminer. Pour tout renseignement, vous pouvez nous joindre aujourd'hui au 09 80 79 65 03.

En ce qui concerne les promotions hors classe, c'est repoussé à la CAPD du 3 juillet. 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:42

Le 15 mai 2018, le ministère de l’Action et des Comptes publics présentait aux syndicats, dont Solidaires Fonction publique, un document intitulé « Comment améliorer et développer le recours au contrat dans l’emploi public », dans le cadre du plan Action Publique 2022. Il y a pourtant déjà actuellement 1 personnel sur 4 sous contrat dans l’Éducation Nationale !

Supprimer des postes aux concours... 

La stratégie du gouvernement est manifeste : baisser le nombre de postes au concours de l’enseignement et supprimer des postes de fonctionnaires pour imposer un recours accru aux contractuel-le-s d’ici 2022.

Par ailleurs, certaines missions pourtant primordiales et correspondant à des besoins permanents telles que l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’accompagnement pédagogique et éducatif ou encore la surveillance des élèves sont déjà intégralement prises en charge par des personnels sous contrat et ne font pas l’objet d’emploi statutaire.

… pour développer la précarité….

Le développement du recours au contrat va de pair avec un accroissement de la précarité dans l’Éducation Nationale : les personnels non-titulaires subissent la multiplication des contrats de petites durées, les affectations arbitraires, les temps incomplets imposés, les défauts de formation et les bas-salaires. Ces mauvaises conditions de travail constituent un nivellement par le bas des droits de tous les personnels.
Les contractuel-le-s sont considéré-e-s dans l’Éducation Nationale comme des personnel-le-s de seconde zone avec un minimum de droits.

… et attaquer les droits de toutes et tous

Le développement d’un vivier toujours plus important de personnels contractuels et la concurrence entre des personnels titulaires (« coûteux » et protégés par un statut) et des personnels contractuels permettent au gouvernement d’attaquer les droits induits par le statut de fonctionnaire (comme en atteste par exemple le projet de limitation des compétences des commissions paritaires en matière de mobilité) mais aussi les protections collectives (suppression des CHSCT).

SUD éducation s’oppose à la contractualisation comme à la multiplication des cadres d’emploi et dénonce les inégalités de droits subies par les non-titulaires.

Pour lutter efficacement contre la précarité et pour défendre un service public d’éducation de qualité, SUD éducation revendique : 
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de toutes et tous les précaires, 
- l’arrêt du recrutement de personnels en contrat précaire.

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:41
Référé de la Cour des comptes, réponse des ministres

 

La fédération SUD Éducation a pris connaissance du référé de la Cour des comptes aux ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche rendu public le 4 juin, ainsi que de la réponse des ministres, concernant la formation des enseignant-e-s.

La fédération SUD Éducation revendique depuis la réforme de 2008 le retour du concours externe au niveau licence et deux années de formation, rémunérées, comme Fonctionnaire stagiaire. Mais les annonces des ministres ne vont pas du tout dans le sens de ces revendications. Elles ne concernent que les épreuves d’admissibilité, les épreuves d’admissions restant prévues pour l’année de M1, voire l’année de M2. 

Plusieurs éléments nous paraissent extrêmement inquiétants dans les demandes de la Cour des comptes comme dans la réponse des ministres :

  • la réduction du nombre des ESPE
  • la formation à un enseignement bivalent ou polyvalent pour les professeur-e-s du second degré
  • le flou entretenu sur l’année des épreuves d’admission, qui pose un certain nombre de questions sur le statut des admissibles : statut d’étudiant, fonctionnaire stagiaire ? Au-delà se pose la question de la rémunération des concerné-e-s et l’avenir même du statut de fonctionnaire stagiaire
  • le flou entretenu sur « le positionnement comme sur la nature des concours » (courrier des ministres)

Cette mise en cause possible du concours est en cohérence avec d’autres annonces faites par le ministère de l’Éducation nationale ou le ministère de l’Action et des Comptes publics, et notamment la suppression de la compétence des commissions administratives paritaires en matière de mobilité.

L’ensemble, mis en perspective avec les annonces du ministre Blanquer par ailleurs sur ces questions, dégage une orientation volontariste prise par le ministère : le recrutement direct des enseignant-e-s par les chef-fe-s d’établissement.

SUD Éducation refuse cette vision managériale de l’école, cette casse du statut de fonctionnaire, et toute perspective de recrutement par les chef-fe-s d’établissement.

SUD Éducation continue à revendiquer le retour au concours au niveau licence et la délivrance d’un master à l’issue d’une formation en alternance de deux années sous statut de fonctionnaire stagiaire, dans le cadre d’une formation initiale dotée de moyens à hauteur des besoins.

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 19:49

Pour celles et ceux qui seront présents au stage que nous organisons les 14 et 15 juin, un petit rappel:

- Les horaires: 9h30 - 16h00

- Le lieux: Alençon:  2 avenue de Basingstoke, espace pyramide,  à côté du théâtre  la scène Nationale 61. Ce sera une salle à l'étage. Il y aura des panneaux pour indiquer comment trouver la salle... 

Si vous désirez faire du co-voiturage, il y aura au moins des collègues au départ d'Argentan ou d'Ecouché, ainsi que de Mortagne au Perche. Envoyez-nous un mail. 

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 12:34

Courrier à M. Blanquer et Mme Vidal

 

Madame et Monsieur les Ministres,

Depuis le mardi 22 mai, les lycéen-ne-s scolarisé-e-s en terminale prennent connaissance des propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur par l’intermédiaire de la plateforme Parcoursup, mise en place cette année dans le cadre de la loi ORE. Vos ministères mettent à disposition des statistiques qui ne permettent pas de percevoir d’éventuelles disparités géographiques ou entre filières.
Comme vous avez pu le constater, notre fédération a commencé à établir ses propres pointages. Nos chiffres demeurent pour l’heure insuffisants pour tirer des conclusions sur l’ensemble du dispositif, mais dessinent des tendances inquiétantes. Vous vous êtes exprimés de manière à contester ces observations.
Nous connaissons votre attachement à la transparence et au débat démocratique ; c’est dans ce cadre que nous vous demandons de publier les chiffres par lycées et par filières des résultats de Parcoursup. 
Alors que le gouvernement auquel vous appartenez a fait le choix de légiférer de manière à organiser l’opacité des algorithmes utilisés par les établissements d’enseignement supérieur pour classer les candidat-e-s, nous sommes persuadés que vous ne souhaiterez pas ajouter à l’opacité de ce nouveau processus d’affectation.
Nous vous remercions donc par avance de bien vouloir rendre publics ces indicateurs.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, Monsieur le ministre, l’expression de nos salutations syndicales.

Pour la Fédération SUD éducation,
Aurélien Boudon
co-secrétaire fédéral

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 12:31

Une nouvelle preuve de l’autoritarisme du ministère au service du tri social

 

SUD éducation a pris connaissance d’un courrier daté du 16 mai et adressé par la DGESCO aux recteurs/trices et aux directeurs/trices académiques de l’éducation nationale, ayant pour objet l’ « orientation des élèves vers la voie professionnelle à l’issue de la troisième ». Nous mettons ce courrier édifiant à disposition de tou-te-s.

Le contenu du courrier

Derrière l’écran de fumée constitué par l’objectif affiché de « faire de la voie professionnelle une voie d’excellence », l’objectif est énoncé de manière extrêmement directive aux services déconcentrés de l’éducation nationale :

  • Améliorer le pourcentage d’élèves de 3e affectés dans la voie professionnelle, et ce dès les conseils de classe de cette fin d’année scolaire : « cette évolution doit être sensible dès la rentrée 2018 ».
  • En particulier, il s’agit d’augmenter le nombre d’élèves orientés vers l’apprentissage, le ministère parlant de manière assez limpide de « développement des flux vers les formations en apprentissage ».
  • Dans cet objectif, la « mobilisation » des personnels est demandée : celle des services d’orientation, mais aussi celle des « équipes éducatives ».

Les remarques de SUD éducation

  • Ce courrier vise à développer quantitativement la voie professionnelle et en particulier l’apprentissage : l’objectif est d’adapter encore le système éducatif au marché du travail, à l’inverse de notre vision d’un enseignement émancipateur pour les élèves.
  • Ce courrier fait montre d’un mépris certain pour les familles et leur choix et incite ouvertement les services d’orientation à utiliser des éléments de langage pour les convaincre. L’orientation en fin de 3e sera encore davantage qu’aujourd’hui une orientation contrainte.
  • Ce courrier marque un autoritarisme inédit vis-à-vis des services d’orientation, en leur assignant une mission de promotion de la politique ministérielle au détriment du conseil sur la réalité de l’offre de formation.
  • Si cette évolution des « taux d’orientation et d’affecation dans l’enseignement professionnel » était menée à bien, cela se ferait au détriment des taux d’encadrement en lycée professionnel, déjà malmenés par des dotations horaires globales (DHG) 2018-2019 largement insuffisantes.

Pour SUD Éducation, ce courrier est en cohérence avec les projets gouvernementaux concernant l’apprentissage (loi « Liberté de choisir son avenir professionnel ») et l’orientation post-bac (loi ORE) : toute la politique éducative actuelle vise à accentuer le tri social.

SUD éducation s’inquiète fortement d’un tel autoritarisme vis-à-vis des personnels, notamment des services d’orientation, mais aussi des équipes enseignantes via une pression statistique mise sur l’orientation en fin de 3e.
SUD éducation dénonce ce mépris des élèves et des familles, qu’il faudrait guider vers de meilleurs choix en utilisant des « indicateurs » et d’autres éléments de langage.
SUD éducation refuse cette école du tri social, dans laquelle la seule fonction du service public d’éducation est de répondre aux demandes du marché du travail, au détriment des apprentissages et de l’émancipation des élèves.

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 12:53
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 11:52

Alors que les premiers résultats de ParcourSup, connus depuis le 22 mai sont catastrophiques, le gouvernement s’entête à appliquer une réforme qui – outre la croissance des inégalités et de la hiérarchisation des formations – entérine l’exclusion de tout un pan des lycéen.ne.s des études supé- rieures.

Dès le lendemain 23 mai, Frédéric Vidal a décidé de mettre sous tutelle les départements des universités Paris1 (UFR de philosophie) et Paris 3 (UFR de cinéma et d’espagnol pour le moment) qui ont continué à refuser de sélectionner et classer les dossiers ParcourSup malgré les pressions – s’opposant à une loi qu’ils jugeaient inadaptée et contraire aux missions d’enseignement de l’université. C’est donc au rectorat de Paris que revient la responsabilité de nommer une commission d’examen des vœux pour imposer le classement des dossiers, faisant fi du positionnement de ces universitaires.

Cette mise sous tutelle ainsi que la répression accrue des lycéen.ne.s, parent.e.s d’élèves, étudiant.e.s et personnels enseignant et administratif est une étape de plus vers la mise au pas des universités – rien que dans les dernières semaines, plusieurs centaines d’arrestations arbitraires a Paris lors des manifestations du 1er, du 22 et du 26 mai. Méprisant les fonctionnements collégiaux déjà bien grippés des conseils universitaires, l’autonomie proclamée n’est qu’une façade permettant de réduire les investissements publics dans l’éducation. Les universitaires et leurs instances n’ont plus qu’à devenir des exécutant.e.s silencieux.se.s des politiques néo-libérales gouvernementales, sous peine de répression !

 

Nous nous opposons à la mise sous tutelle des UFR et des universités, et appelons de nouveau les enseignant.e.s à refuser d'assurer toutes leurs fonctions administratives et à refuser de siéger. Nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires et administratives visant des personnes mobilisées. Nous demandons le retrait de la loi ORE et du projet de loi sur la réforme du baccalauréat et des lycées. Nous demandons des moyens pour faire fonctionner nos formations et accueillir tou.te.s celles et ceux qui le souhaitent, afin d’assurer notre mission de service public pour un enseignement pour tou.te.s.  

 

ORGANISONS LA RÉSISTANCE, POUR UNE OUVERTURE SOCIALE DE L’ACCÈS À L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR !

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:37

Des précaires de l’Éducation nationale manifestaient mercredi devant le rectorat de Paris pour revendiquer le renouvellement de leurs contrats et un meilleur statut.

N i sélection, ni précarisation, plus de moyens pour l’éducation », la banderole accrochée sur les grilles du rectorat de Paris résume les revendications de la centaine de personnes, lycéens et salariés de l’Éducation nationale, présente mercredi 30 mai. C’est l’Assemblée des précaires de l’éducation, collectif créé il y a deux ans en région parisienne pour soutenir les droits du personnel contractuel, qui appelle à la mobilisation. Au moment où le rectorat renouvelle les postes, ils veulent faire entendre leurs revendications : reconduction de tous les contrats et refus du « non-renouvellement sanction » sont les premières demandes. Plusieurs d’entre eux ont fait grève cette année pour dénoncer leur situation, notamment le 5 avril, lors de la grève nationale des précaires de l’éducation, et ils ont peur d’être sanctionnés pour leur implication.

Pour eux, les raisons de protester ne manquent pas : « Il y a vraiment une souffrance au travail dans l’éducation vous savez, on ne raconte pas n’importe quoi », insiste Manuel, représentant syndical à SUD Éducation et AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) sur Paris. C’est le métier le plus représenté parmi les précaires présents, et ce n’est pas un hasard, leur situation étant particulièrement instable. Un accompagnateur d’élèves handicapés peut enchaîner les CDD pendant six années, sans obligation d’être embauché en CDI par le rectorat à la fin de cette période. Selon Manuel, le délégué syndical, l’académie de Paris propose trois contrats de 1, 2 et 3 ans pour couvrir ces 6 années.

Mais ce n’est pas le cas partout, Sandrine, après deux années en AVS (auxiliaire de vie scolaire), en contrat aidé auprès de deux enfants handicapés vient de passer AESH, mais le rectorat de Créteil, dans le « 93 » en banlieue parisienne, lui a proposé un CDD de trois mois pour commencer. Elle suivra deux enfants dans des écoles différentes, l’un quatre heures et l’autre vingt heures par semaines. « Je n’avais jamais entendu parler de ça avant, c’est une gestion par le stress », commente-t-elle, dépitée.

À l’incertitude s’ajoutent les bas salaires : Frédérique travaille vingt-quatre heures par semaines dans un collège parisien en tant qu’AVS pour 720 euros par mois. Mais elle ne se plaint pas car elle est intégrée à l’équipe pédagogique. « Ce n’est pas le cas de tout le monde, j’ai une amie qui n’a même pas été invitée à la réunion de suivi de l’enfant dont elle s’occupait », s’indigne Florise, 30 ans, elle-même AESH dans un établissement parisien. Elle lie cela à leurs statuts de précaires, « on est invisibilisés parfois ».

De l’audience avec le rectorat, Manuel, le délégué syndical, contacté par téléphone, ne retient pas grand-chose. Selon lui, ils ont « encore essayé d’individualiser les situations alors qu’on voudrait une réponse collective et ils rejettent les revendications budgétaires et statutaires au niveau du ministère ». Pour le personnel présent, professeurs contractuels et titulaires, AVS, AESH ou AED (assistant d'éducation), la lutte doit être collective pour être efficace. Un récent rapport du sénateur Les Républicains Gérard Longuet, ministre de la Défense sous Nicolas Sarkozy, reconnaît les carences de la gestion des contractuels :

Malgré des effectifs en croissance constante, le ministère de l’Éducation nationale ne semble pas s’être doté d’une véritable « doctrine d’emploi » des personnels contractuels (…). Par ailleurs, la formation, tant initiale que continue, des non-titulaires apparaît très insuffisante.

Mais la réponse apportée l'est dans le cadre des restriction budgétaires, aussi peut-on lire que la hausse du nombre de contractuels risque « d’ouvrir la voie à un plan de titularisation, ce qui, dans le contexte actuel des finances publiques, semble délicat ». Un discours à des années-lumière de celui du lycéen au mégaphone qui crie : « Le problème ce n’est pas le lycéen, ce n’est pas l’étudiant, ce n’est pas l’enseignant, mais c’est la politique d’austérité ».

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