4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:46

SUD Éducation vous invite à des réunions d'informations syndicales. L'entrée est libre et ouverte à tous les personnels de l’Éducation Nationale, syndiqués ou non-syndiqués. Au programme: les vœux de mutation, les conditions de travail, le congrès Sud Éducation, vos interrogations...

L'Aigle: mardi 10 avril à 17h à l'école V. Hugo

Argentan: mardi 10 avril à 17h à l'école J. Prévert

Flers: mardi 10 avril à 17h à l'école Sévigné (maternelle)

Alençon: jeudi 5 avril à 17h à l'école E. Dupont

Mortagne-au Perche: mardi 10 avril à 17h à l'ecole de Nocé

N'oubliez pas d'avertir votre IEN de votre participation à cette réunion si vous souhaitez ne pas assister à 3 heures d'animation pédagogique ou de journée de solidarité d'ici la fin de l'année scolaire. Dans le cas contraire, vous n'avez personne à prévenir de votre participation.

Ci-dessous un modèle de courrier, que vous pouvez envoyer par mail via votre adresse professionnelle:

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 19:09

Dans l’éducation, les annonces ministérielles se succèdent, toutes dans le même sens. La suppression de 120 000 postes de fonctionnaires déclinée dans l’Éducation se traduit par une baisse drastique du nombre de postes ouverts au concours et parallèlement par une augmentation importante du nombre d’enseignant-e-s contractuel-le-s, dans le premier comme dans le second degré. Par ailleurs, depuis cet été, un véritable plan de licenciement a été décidé par le gouvernement, renvoyant plusieurs milliers de personnes en contrats CUI-CAE (AED, AVS, personnels administratifs, etc.) au chômage, sans la moindre discussion, ni le moindre souci de l’impact de cette décision sur la vie des personnes et celle des établissements.

Les personnels précaires accomplissent des missions permanentes et essentielles au bon fonctionnement du service public d’Éducation tels que les tâches techniques et administratives, l’aide aux élèves en situation de handicap ou l’enseignement. Les personnels non-titulaires de l’Éducation Nationale sont largement discriminés : moins payés que les titulaires, ils subissent les temps partiels imposés, le fractionnement des contrats, la peur du non-renouvellement année après année, les pressions hiérarchiques, l’absence de véritable formation… De même, ils subissent des inégalités salariales scandaleuses, car selon les académies ils ne touchent ni le même salaire, ni les mêmes primes, ni les mêmes indemnités que leurs collègues titulaires qui exercent pourtant le même métier.

Le dispositif instauré par la loi Sauvadet, qui permettait, quoique sous réserve de remplir des conditions très strictes, aux précaires d’espérer au bout de six années un CDI a disparu. Ce dispositif s’est achevé le 18 mars sans que le gouvernement n’ait indiqué une quelconque mesure permettant de résorber la précarité dans l’Éducation Nationale. Les annonces du ministre Blanquer sont à cet égard particulièrement inquiétantes. D’autant que de plus en plus de jeunes sont engagés en service civique afin de pallier au manque de personnels, et pour exercer en appoint des fonctions qui relèvent de vrais emplois, et donc de contrat de travail.

SUD éducation et la CNT-F revendiquent la titularisation sans condition de tous les précaires de l’éducation (AED, AESH, personnels administratifs, professeurs contractuels, etc.), et de véritables conditions de formations et de rémunération. ( à la place de : revendiquent des conditions d’emplois et de rémunération qui soient identiques et un dispositif efficace de titularisation des personnels embauchés sous contrat précaires dans l’éducation nationale.)

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 16:10

Ce CDEN concernait l'organisation des horaires des écoles de l'Orne pour la rentrée 2018.
Nous sommes extrêmement mécontents car, à nouveau, La Direction Académique avait officialisé des annonces avant les instances. En effet, la semaine dernière étaient votées les mesures concernant les postes dans le second degré ; or ces mêmes postes figuraient déjà sur i-prof. Cette semaine Mme Moncada renouvelle ce type de procédure en envoyant à certaines écoles les horaires retenus alors même que le CDEN n’avait pas encore eu lieu.
Par ailleurs, le décret stipulant que la pause méridienne doit être au minimum de 
1h30 n'est pas respecté sur 9 situations alors que Mme Moncada avait annoncé qu’aucune dérogation ne serait acceptée sur ce sujet.
Enfin, il ne peut y avoir dérogation à la semaine de 4,5 jours que s’il y a une demande conjointe enseignants, familles, élus. S’il n’y a pas consensus, ce n’est pas possible sauf dans le cadre d’une « cohérence territoriale ». Or ce cadre légal n’est pas respecté sur certaines situations.

Après avoir lu une déclaration intersyndicale, les représentants des organisations syndicales FSU, SE-UNSA et SUD Éducation et de la Ligue de l'enseignement ont menacé de quitter le CDEN si Mme Moncada n’acceptait pas de « revoir sa copie ». Après réflexion, elle a accepté de revenir sur ses décisions concernant les écoles de Valframbert et Radon uniquement. Nous avons estimé que c’était insuffisant et nous avons donc tous quitté le CDEN.

Nous ne sommes pas en mesure de vous informer quant aux décisions prises par la suite au cours de cette instance.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 16:07

Nous voilà réuni-es à nouveau pour la consultation sur les rythmes scolaires. Vous nous présentez aujourd’hui les modifications des horaires des écoles pour la rentrée 2018. Nous savons que le sujet est sensible et notre prise de parole ne vise nullement à accuser qui que ce soit mais simplement à constater un fait. Nous sommes conscients : – que les collectivités se sont vues imposer des réformes successives alors qu'ils en sont les financeurs. – que les parents ont leur vie personnelle à organiser. – que les enseignant-es ont subi de multiples dégradations de leurs conditions de travail, de leurs revenus. Nous nous doutons également que la Directrice Académique a des consignes ministérielles pour qu'il y ait le moins de vagues possible. Mais, malgré tout cela, il est pour nous complètement incompréhensible qu'un nombre certain des horaires retenus le soient à l'encontre du cadre législatif de dérogation au cadre général qu'est la semaine de 4,5 jours et sur le sujet de la pause méridienne. Nous ne voyons pas comment, un CDEN, organe de la République, pourrait voter pour des organisations ne respectant pas le décret. Les organisations syndicales que nous représentons ont toujours demandé que sur ce dossier les enseignant-es soient écoutés et entendus. Force est de constater que dès la mise en place en 2012, ils ne l’ont pas toujours été. Ainsi la réforme des rythmes s’est, dans beaucoup d’endroits, construite à partir du périscolaire, des contraintes des transports scolaires et des collectivités et surtout elle ne s’est pas traduite de manière uniforme sur le territoire. Les conditions sont les mêmes en cette rentrée pour l’application du décret dérogatoire. La demande de dérogation doit faire l’objet d’une demande conjointe commune/conseil d’école. (Les principes Au moins huit demi-journées par semaine Pas plus de 24h hebdomadaires Pas plus de six heures par jour Pas plus de trois heures trente par demi-journée Pas moins d’une heure trente de pause méridienne) Nous constatons que dans certains endroits l’avis des enseignants et des parents d’élèves en conseil d’école n’a pas été pris en compte. Nous nous rendons compte qu’au-delà des textes, c’est l’avis et les contraintes des collectivités qui ont primé. Dans certains endroits, cela a produit des réunions conflictuelles avec les collectivités. Dans ce cas, les décisions finales ont été synonymes de tensions qui ne sont pas prêtes de s’apaiser. De toute évidence, depuis 2012 ce dossier des rythmes scolaires épuise les équipes enseignantes ainsi que les partenaires de l’école. Il s’agit certainement du dossier qui a produit le plus de réunions de concertation plus ou moins réelle selon les endroits entre mairie, enseignants, parents, associations. En tout état de cause, l’objectif premier de la réforme, de répondre « à des objectifs pédagogiques pour permettre aux enfants de mieux apprendre à l'école » a été supplanté au fil des années par le caractère économique et politique. Quelles ambitions le gouvernement a-t-il pour l’école dans son ensemble ? La réussite de toutes et tous ? L’épanouissement de l’individu ? On semble bien loin de tout ça. Nous considérons que ce que propose le gouvernement n’est ni plus ni moins que l’asservissement de l’école aux contraintes économiques, avec des vues à courts termes. Quel gâchis ! Enfin, alors que le CDEN est un organe auquel Madame la Directrice Académique doit présenter ses projets pour avis, il apparaît que, ce jour, ce sont ses décisions définitives qui nous sont présentées, certaines écoles ayant eu un courrier leur donnant la décision actée ! Si nous avons l'habitude que nos avis ne soient suivis d'aucune modification, il est bien différent d'avoir à donner un avis sur une proposition par rapport au fait de juger une décision. Ce dernier point ne relève pas de la compétence du CDEN. Nous espérons que vous saurez entendre notre intervention pour surseoir à cette réunion et à nous reconvoquer pour un CDEN présentant des propositions (et non des décisions) qui respectent le cadre législatif. Dans le cas contraire nous n'avons pas notre place aujourd’hui et décidons de partir, vous laissant à vos responsabilités face à des décisions ne respectant pas le cadre législatif.

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 12:53
motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

 

La ministre du Travail a autorisé le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire de SUD Activités postales 92, militant contre les restructurations, la privatisation, la précarisation du statut à la Poste. 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées. La Poste avait déjà tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration, alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de l’entreprise. Son licenciement avait été refusé successivement par l’Inspection du Travail en 2010, par le Ministre du Travail en 2011, puis par le Tribunal Administratif en 2014.

En avril dernier la Cour d’Appel du Tribunal Administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé la procédure. L’Inspection du Travail a de nouveau refusé son licenciement. Surtout une mobilisation de soutien s’est évertuée à faire monter la pression pour que les gouvernements successifs reculent. Rien n’y a fait. Macron et son monde font passer un message clair : s’opposer sans concession aux politiques libérales dominantes dans le monde du travail se paie. Ne pouvant être récupéré, le syndicaliste Gaël Quirante est mis hors jeu.

Gaël Quirante n’est pas le seul à se faire licencier pour raisons syndicales mais son cas cristallise bien ce qui ne plait pas au pouvoir. SUD Activités Postales 92 est de toutes les luttes à la Poste : le but, créer du collectif, exhorter les collègues et celles et ceux d’autres bureaux de poste, à la lutte, en passant bien souvent par la grève. 170 jours de grève en 2014 : à la fin, des revendications satisfaites mais un camarade révoqué de la Fonction Publique, une première depuis plus de 60 ans. Déjà à la manœuvre, Macron, ministre de l’Economie, a validé la décision de licenciement. Rien d’étonnant donc que Macron et son gouvernement saquent ainsi Gaël.

Cela montre clairement que notre syndicalisme, de lutte, de classe, autogestionnaire est une bonne réponse aux attaques que l’on subit toutes et tous, à la Poste, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les facs, les lycées, dans les usines, chez les personnes sans emploi, les intermittent·e·s, bref dans chaque lieu de travail, d’étude et de vie. Actuellement c’est toute la Fonction publique qui est attaquée par une remise en cause du statut. Utilisons cette attaque contre notre camarade pour se (re)mobiliser, créer du collectif partout où c’est possible et – enfin – gagner des luttes qui amélioreront nos conditions de travail et d’étude, nos vies.

Un rassemblement a été annoncé le lundi 26 mars devant le Ministère du Travail, auquel notre Fédération ainsi que l’Union Syndicale Solidaires a appelé. La lutte va se poursuivre, sous les formes nécessaires, afin de cesser de perdre du terrain syndical face à ce gouvernement. Le soutien le plus large possible est indispensable pour montrer qu’on ne laissera pas – plus – faire. Et que c’est nous – travailleuses et travailleurs – qui devons – et qui allons – donner le la de l’opposition aux politiques qui nous oppriment.

Le Congrès de la Fédération SUD Education, réuni à Boulogne-sur-mer le lundi 26 mars 2018, apporte tout son soutien à Gaël Quirante et à SUD Activités Postales 92 et continuera à relayer, à participer aux actions de mobilisation. Nous ne lâcherons pas quelle que soit la répression subie, ce la ne nous rendra que plus fort·e·s et solidaires.
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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 12:30
motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Publié le lundi 26 mars 2018 sur http://www.sudeducation.org/Universites-SUD-education-condamne.html

La fédération des syndicats SUD éducation réunie en congrès à Boulogne-sur-Mer dénonce :

  • la mise sous tutelle de l’État de l’université Toulouse le Mirail (Jean Jaurès ) et la menace faite d’intervention des forces de l’ordre.
  • l’intervention organisée de nuit, avec l’accord du doyen, d’un groupe fasciste composé d’enseignant-es et d’étudiant-es, à la fac de droit de Montpellier contre d’autres étudiant-es qui occupaient un amphithéâtre.
  • La répression de toutes les universités
  • la fusion forcée de toutes les universités

Pour mettre en place « Parcoursup » et la réforme du Bac, l’État fait preuve d’une politique autoritaire et de répression à l’égard des grévistes afin de museler les contestations sociales. La lutte en cours massive à Toulouse (fac du Mirail) et celle de Montpellier (université Paul Valéry), portées par les personnels et les étudiant-es, nourrissent l’espoir d’un mouvement contre la sélection. Suite à l’AG, du 22 mars, à Toulouse, la faculté s’est déclarée auto-gérée et cherche à construire la convergence avec les autres secteurs en lutte sur la ville.

La fédération des syndicats SUD éducation exige :

  • l’abrogation de la loi ORE
  • la révocation de l’ex- doyen de l’université de Montpellier
  • la suspension des personnels qui ont participé à l’agression à Montpellier.
  • l’arrêt de la fusion des universités toulousaines et de toutes les autres fusions imposées
  • le retrait de la réforme du Bac
  • l’arrêt des répressions dans toutes les universités

Nous appelons à soutenir toutes les mobilisations en cours et à venir dans les universités et les établissements scolaires contre les réformes qui instaurent la sélection à l’université et accentuent le tri social. Nous y prendrons part de toutes nos forces afin de porter une vision de l’école égalitaire, émancipatrice, ouverte à toutes et tous sans conditions, réfractaire à la loi du marché et au diktat du patronat.

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 09:39
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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 09:36
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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 10:18

La fédération SUD éducation relaie l’appel à une grève nationale des précaires de l’éducation le 5 avril 2018.

#PrecairesEducNatEnGreve05042018
#PrecairesDeLeducationEnGreve

Appel aux précaires de l’Éducation nationale à s’organiser et à se mettre en grève le 5 avril 2018.

Professeur.es contractuel.les, AVS/AESH, CUI, AED, AP, personnel d’entretien et de cantine, mais aussi élèves, enseignant.es titulaires et parents d’élèves, nous sommes tou.te.s concerné.e.s par la montée de la précarité dans la fonction publique : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles, etc.

Considéré.e.s comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté.
Sans statut digne de ce nom, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies.

Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes et nous met ainsi en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. L’Éducation nationale est le premier employeur de précaires de France : elle entretient un système d’emplois subalternes fondé sur la précarité, en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA et en laissant leur renouvellement entre d’autres volontés que les nôtres : celles des gestionnaires du budget, notamment ceux et celles de nos établissements (nous voulons entre autres que notre recrutement puisse relever du Rectorat, non plus des chef.fe.s d’établissement). Ces contrats effectuent aussi la casse de la fonction publique, la mise au pas par la précarité de nouvelles générations de surveillant.e.s, AVS/AESH, assistant.e.s pédagogiques et enseignant.e.s, tou.te.s non titulaires. Cette situation ne fait que s’aggraver avec l’arrivée des services civiques dans les collèges et lycées.

En supprimant cet été plus de 20 000 contrats CUI dans l’éducation nationale, le gouvernement a bien démontré le mépris avec lequel, ici comme ailleurs, il nous considère.

Nous nous mobilisons pour de meilleurs salaires, des effectifs à la hauteur des besoins, la reconnaissance pleine et entière de nos fonctions pédagogiques, la maîtrise de nos emplois du temps et la garantie du renouvellement de nos contrats.
À plus long terme, nous voulons la titularisation de tou.te.s celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

Nous appelons tou.te.s les précaires de l’éducation à se mettre en grève le jeudi 5 avril 2018, à mobiliser leurs collègues en prenant le temps d’en discuter collectivement dans leurs écoles et leurs établissements.

Si vous voulez participer à la construction de cette journée de grève :
- diffusez cet appel autour de vous et sur les réseaux sociaux #

- vous organisez ou voulez organisez la grève dans votre ville / région, vous pouvez nous contacter à : precaires.education@riseup.net

Le jour même :
Faire grève, ça permet de libérer du temps et de se rencontrer. Alors ne reste pas chez toi :

- Assemblée…
- Manifestation…

Faire grève j’ai le droit ?
Eh oui ! Tou.te.s les personnes travaillant avec un contrat de travail ont le droit de faire grève. Dans la fonction publique il suffit qu’un syndicat aie déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels, ce qui est fait ! Ensuite pas d’obligation de prévenir, il n’y a pas de service minimum ni de délai de prévenance (seulement pour les enseignant.e.s chargé.e.s de classe du 1er degré)

Mais faire grève ça coûte cher !
C’est pour ça que nous avons appelons à la mise en place de caisses de grève : chacun.e peut contribuer en solidarité puis l’argent est redistribuée aux grévistes égalitairement.

Ne restons pas isolé.e.s, organisons-nous, ce sont nos luttes qui construisent nos droits

événement facebook : Grève des précaires de l’éducation nationale
https://www.facebook.com/
twitter : @Precaires_educ

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Published by SUD 61
23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 10:14

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous disions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salariées du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins privilégié. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisées d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.

Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.

La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignantes, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.

Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelieres recalées.

Après différentes mobilisations des ATSEM en 2017 demandant, entre autres, la revalorisation de leur cadre d’emploi, le gouvernement Macron-Philippe accouche d’une souris… empoisonnée ! Avec le Décret n° 2018-152 modifiant le statut des ATSEM, il entérine la pénurie croissante des postes AVS en renforçant les missions des ATSEM auprès « des enfants à besoins éducatifs particuliers ». Les ATSEM déjà ultra polyvalentes vont assumer, en plus de toutes leurs tâches, le suivi des enfants porteurs de handicaps physiques ou psychiques. Ce suivi représentera une charge de travail supplémentaire et une charge mentale insupportable étant donné le manque de formation patent sur ces sujets.


 

Pour défendre le service public et pour lutter contre la précarité, SUD éducation appelle à la grève ce jeudi 22 mars ainsi que le 5 avril.

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