2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 11:01

Un groupe de travail s’est réuni ce 16 janvier afin d’étudier la circulaire sur la mise en place du jour de carence dans la Fonction Publique.

Avant d’entrer dans les détails techniques de cette circulaire largement calquée sur celle de 2012 lorsque le jour de carence avait été pour la première fois mis en place à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la plupart des organisations a rappelé en propos liminaire leur opposition au principe même de la journée de carence.

Solidaires a précisé que son opposition concernait le secteur public comme le secteur privé. Les agents n’ont pas à être pénalisés financièrement pour un arrêt maladie dûment justifié par un certificat médical. Ce rétablissement du jour de carence apparaît notamment comme une nouvelle attaque contre le pouvoir d’achat des fonctionnaires déjà fortement ciblés avec le gel du point d’indice, la hausse de la CSG à peine compensée mais aussi le report de PPCR.

Par ailleurs, il faut également noter que cette mesure sera particulièrement discriminante puisque plus de 60% des agents sont des femmes. A l’heure de l’égalité femme/homme décrétée grande cause nationale, on pourrait mieux faire.

Solidaires a également dénoncé la volonté farouche du gouvernement à rétablir cette mesure qui n’a d’autre but que de stigmatiser encore et toujours les fonctionnaires, laissant entendre que le taux d’absentéisme est fort dans la Fonction Publique (alors que différentes études montrent l’inverse, voir encart) et qu’il est temps de mettre tout le monde au pas et notamment d'aligner avec le secteur privé (en oubliant soigneusement de préciser que 2/3 des entreprises prennent en charge cette journée de carence par le biais d’accords d’entreprises). Fonctionnaire bashing encore et toujours !

 

Cette mesure contrairement à l’affichage et à la communication gouvernementale ne rapportera rien à l’Etat ou si peu en comparaison du déficit, mais coûtera en gestion, allongera très probablement à nouveau les arrêts maladies (cela avait été le cas lors de la première mise en place du jour de carence avec une baisse des arrêts courts mais une augmentation des arrêts longs). Sans parler du fait que les agents publics sont particulièrement en contact avec le public et qu’inciter les agents à travailler en étant malades (certains n’auront pas les moyens de perdre une journée de salaire) n’est pas une manière d’enrayer les épidémies ...

Solidaires a par ailleurs également indiqué que la question de la prise en charge de la journée de carence ne pouvait être renvoyée, à son sens, à la Protection Sociale Complémentaire.

En bref, cette mesure sera injuste, contre-productive, inutile et coûtera cher aussi bien aux agents qu’à l’administration !
Au-delà de ces éléments de principe, des points techniques ont été soulignés au cours de la réunion :

  • concernant le fait que les agents en ALD soient soumis à la journée de carence (à partir de quand, combien de fois...),

  • sur la non application de la mesure aux agents en astreinte le week-end,

  • sur des éléments techniques entourant la prolongation des arrêts maladie (arrêt puis reprise du travail puis nouvel arrêt en lien avec le premier moins de 48 heures après la reprise)

  • sur les éléments de rémunération non versés dans le cadre de la journée de carence.

Une partie des éléments va faire l’objet de discussions et d’éventuelles précisions dans la version définitive de la note.

 

 Non aux idées reçues !

Les agents de la fonction publique sont en moyenne plus âgés que ceux du privé.

La fonction publique est féminisée à 62%, le privé à 42%.

Les agents du public travaillent plus souvent les week-end et la nuit, et sont plus souvent au contact du public.

Avec un taux d'absentéisme comparable à celui du privé, si l'on compare toutes choses égales par ailleurs, les agents du public sont donc loin de l'image que veulent leur coller certains.

 

 

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 08:19

Depuis plusieurs mois, Attac mène des actions citoyennes pour dénoncer l’évasion fiscale massive pratiquée par Apple. La marque à la pomme, qui ne paye quasiment aucun impôt en France, nous assigne en référé et demande à la justice française une astreinte bâillon de 150 000 € pour toute future action ciblant un magasin Apple Store.

Seule, l’association Attac ne peut pas lutter contre l’empire Apple, sa puissance financière et son armée d’avocat·e·s. Alors que les scandales fiscaux se multiplient et que les États sont incapables de prendre les mesures nécessaires, nous avons besoin de votre aide pour montrer qu’Attac agit dans l’intérêt général en dénonçant l’impunité fiscale dont jouissent les multinationales comme Apple.

Signez cet appel et faites le signer autour de vous pour que nous puissions nous présenter le 12 février prochain devant le tribunal de grande instance de Paris, fort du soutien de dizaines de milliers de personnes.

Ensemble, réclamons la justice fiscale.

Signez l'appel!

https://france.attac.org/se-mobiliser/applecontreattac/article/applecontreattac-signez-l-appel-pour-la-justice-fiscale
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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 08:12

DES MOYENS pour les élèves de l’académie !

Dans l’académie, la rentrée 2018 s’annonce sous les pires auspices : 87 emplois d’enseignants sont supprimés, des établissements ferment, d’autres fusionnent... La dégradation des conditions d’exercice pour les personnels et d’études pour les élèves va s’amplifier dans les collèges, les lycées généraux, technologiques et professionnels. Les réformes (au forceps) du bac et de l’entrée dans le supérieur menacent de dévitaliser les enseignements au lycée : l’heure est à l’ACTION pour exiger : 

  • Une reprise de l’investissement pour améliorer les conditions d’enseignement.

  • Que les collèges aient les moyens de fonctionner, et notamment d’ouvrir davantage d’options.

  • Des moyens et des mesures pour les lycées professionnels pour améliorer la réussite de tous les jeunes et leur permettre d’accéder à un premier niveau de qualification.

Les orientations préconisées par le rapport Mathiot instaurent une culture générale morcelée, compromettant le sens des apprentissages des élèves, en particulier pour les jeunes socialement les plus fragiles. Elles renforcent la responsabilité des élèves et de leur famille en matière d’orientation. Le rapport propose de faire du lycée une petite université, faisant fi de la maturité des lycéens, mais aussi de l’organisation pratique des établissements. Comment construire des emplois du temps et comment organiser les services des enseignants dans ces conditions ?

CONTRE :

  • L’émiettement des modalités d’évaluation.

  • L’organisation semestrielle des enseignements.

  • La disparition des séries.

  • L’organisation modulaire des enseignements. 

POUR :

  • Un rééquilibrage des séries.

  • Une meilleure organisation des enseignements et de la vie scolaire en lycée.

  • Conserver au baccalauréat sa valeur nationale de premier grade universitaire.

  • Doter la jeunesse d’une culture commune, préparer l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Rassemblement
au rectorat à 14h30

Le tract intersyndical ci-dessous

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 10:25
  • Déclarations préalables des 3 syndicats présents

  • Dotation horaire globale

Effectifs en baisse continue, grosse inquiétude pour les années à venir, notamment pour les très petits collèges.

Les syndicats dénoncent le fait que l’Orne soit à nouveau pénaliser dans la répartition des postes au niveau académique : retrait de 12,5 postes pour l’Orne pour une baisse d’effectifs de 115 élèves et retrait de 10 postes pour le Calvados pour une baisse de 120 élèves.

Les répartitions des moyens pour chaque établissement sont faites en fonction des mêmes critères que l’année passée.

Mme Moncada, DASEN, indique qu’il y aura des moyens supplémentaires dès que la convention ruralité sera mise en place. Les syndicats demandent à participer à la réflexion afin d’éviter de « mauvaises surprises ». Cette convention concernera écoles et collèges, elle sera départementale et innovante selon les dires de Mme Moncada.

Pour la carte des langues vivantes, une autonomie est laissée aux établissements mais aucun moyen supplémentaire alloué.

Devoirs faits : pour tous les collèges, 4h par semaine pour les élèves qui en ont besoin. L’enveloppe déléguée pour 2018 est déjà arrivée dans les établissements. Elle est importante. Il sera donc proposé à titre expérimental les Devoirs faits aux élèves de CM2 de REP +. Il y a une possibilité de rémunération en vacation pour les personnels non enseignants.

SEGPA : la MDPH a orienté de nombreux élèves en SEGPA. Or, les élèves de SEGPA ne relève pas du handicap ou rarement. Les textes disent que l’affectation en SEGPA doit normalement être effectuée à l’issue du cycle 3, donc après la 6e.

Mme Moncada pense qu’il y a une mauvaise compréhension de ce qu’est la SEGPA et refuse l’idée qu’elle serve de liste d’attente pour des orientations en ITEP ou en IME.

Une réflexion doit s’engager et un travail va être fait auprès des IME et ITEP ainsi qu’auprès de la MDPH. Si besoin, une ULIS collège supplémentaire sera ouverte.

Par ailleurs, le temps de transport et l’emploi du temps des élèves seront revus afin de ne pas se trouver face aux aberrations actuelles. Les syndicats dénoncent ce problème depuis des années. Espérons, que de bonnes solutions soient proposées à ces élèves.

  • L’enseignement privé est mise en cause dans les échanges tant par l’administration que par les syndicats : sur le financement, sur l’ouverture éventuelle d’une école dite « inclusive » pour laquelle il y a lieu de se poser beaucoup de questions…

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 10:25

10 millions d’euros. C’est le montant que le gouvernement a subtilisé à l’enseignement public dans un petit arrêté publié en catimini au journal officiel. Ces 10 millions d’euros sont offerts dans un même mouvement sur un plateau d’argent à l’enseignement privé, largement confessionnel. Dans ces écoles gavées de subventions, se perpétue l’entre-soi des classes dominantes. Cet argent manquera dans nos écoles, nos collèges, nos lycées, nos universités. Bâtiments vétustes, sureffectifs en classe, personnels à bout… mais le gouvernement estime manifestement que ce n’est pas encore assez puisqu’il supprime des postes et réduit les budgets.

Alors qu’il aurait été possible dans notre département de profiter de la baisse des effectifs pour améliorer les conditions d’enseignement, il nous est proposé une dotation horaire globale fragilisant les élèves qui ont le plus besoin d’aide. Nous refusons de voter une telle dotation.

Par ailleurs, comme je l’ai déjà signalé à l’administration, je ne souhaite pas venir participer à des instances le mercredi. En effet, nous sommes alors déchargé-e-s de 3h de classe au mieux. Il faut beaucoup plus de temps pour étudier les documents, préparer les instances, y assister...sans compter le temps de trajet qui s’ajoute. Je vous remercie donc de bien vouloir y veiller ou de nous faire remplacer dans ce cas la veille afin d’avoir le temps de travailler.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 10:23

Comme tous les ans, de nombreuses personnes demandent à quitter le département, et très peu verront cette demande acceptée. Ce fut déjà l'objet de nombreuses déclarations, j' attirerai donc aujourd'hui votre attention sur un autre domaine.

 

Nous avons en effet été interpellé-es par des collègues de maternelle, qui, dès mars, verront leurs conditions de travail très nettement dégradées.

La Communauté de communes dont ils dépendent a choisi de restreindre le nombre d'ATSEM dans les écoles, et prévoit ainsi 1 seule ATSEM pour 60 enfants.

Concrètement, dans l'une des écoles concernées, il y a une classe qui accueille 27 élèves de la Toute Petite Section de maternelle à la Moyenne Section, et une autre classe 23 élèves de la Moyenne Section à la Grande Section. Sur la matinée, elles devront donc se partager 1 seule ATSEM.

 

Cette décision aberrante pose de nombreux problèmes, dont celui de la sécurité des élèves. Comment en effet, gérer seule, 27 enfants âgés de 2 à 4 ans? Que se passe -t-il si un enfant demande à aller aux toilettes? A besoin d'être changé, soigné?

D'un point de vue pédagogique, cette situation pose aussi de nombreux problèmes, l'ATSEM, dans les classes a aussi un rôle fondamental d'aide pédagogique pour prendre en charge un atelier prévu par l'enseignant-e, pour l'organisation de la vie collective.

Ainsi, l'enseignant-e devra installer les ateliers manuels, les ranger, nettoyer les tables tout en surveillant ses élèves: non! nous sommes à l'école, l'enseignant-e ne surveille pas les élèves pendant le temps de classe, mais leur propose, bien évidemment des activités pédagogiques de qualité visant à leur faire acquérir les connaissances et compétences indispensables pour leur scolarité présente et future.

 

Dans une 2ème école de cette même CDC, les 2 classes auront en tout et pour tout l'ATSEM 45 minutes, le reste du temps, cette dernière est affectée au ménage et à la cantine.

 

Nous sommes conscient-es qu'il y a un vide juridique sur le temps de présence des ATSEM dans les écoles maternelles, mais à l'heure où des États Généraux de la maternelle se tiennent, il semble inadmissible qu'une telle décision puisse être prise et acceptée.

 

Par ailleurs, comme nous l’avons déjà signalé à l’administration, je ne souhaite pas venir participer à des instances le mercredi. En effet, nous sommes alors déchargé-e-s de 3h de classe au mieux. Il faut beaucoup plus de temps pour étudier les documents, préparer les instances, y assister...sans compter le temps de trajet qui s’ajoute. Je vous remercie donc de bien vouloir y veiller ou de nous faire remplacer dans ce cas la veille afin d’avoir le temps de travailler.

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 13:48

Bonjour, 

SUD éducation 61 vous convie à son Assemblée Générale qui aura lieu vendredi 16 février 2018 à Alençon . 

Elle se déroulera en 2 temps afin de permettre à un maximum de personnes d'y participer. 

Un premier temps de 13h30 à 17H00, donc sur le temps de classe,( pensez à faire la demande d'autorisation d'absence et à joindre la convocation), et un 2nd temps de 17h00 à 20h00 pour celles et ceux qui ne peuvent venir qu'en dehors du temps de classe. 

Vous trouverez ci-dessous la convocation qu'il faudra joindre à votre autorisation d'absence (à faire dès que possible) ainsi que l'ordre du jour. 

Espérant vous y voir nombreux et nombreuses. 

Votre équipe SUD61

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 09:52

Suite au vote du projet de loi de Finance, le Ministère de l'Education nationale a attribué à l'Académie de Caen 87 poste d’enseignant-es en moins pour le Second degré. Le Recteur propose de répartir cette perte de la manière suivante : 47 en moins dans les collèges, 29 en moins dans les Lycées Généraux et Techniques et 25 en moins dans les Lycées Pro…

Soit 101 postes en moins !!
Ça, s'appelle de l'optimisation !

Ça tranche dans le vif dans l'administration aussi ! Avec des suppressions dans les établissements, les services académiques et départementaux.

 

On nous dit que c'est la faute à la baisse démographique (que les établissements du privé ne connaissent pas!). Il y a quand même 2 fermetures de collèges, 3 fusions de lycées, sans compter les fusions de filières dans les lycées Pro, les fusions d'écoles… Mais il paraît que c'est pour des raisons pédagogiques qu'on entasse !

Baisse démographique + arguments pédagogiques douteux
= économies budgétaires !

A priori, pas de retrait de moyens dans le 1er degré, mais comment va-t-on alors financer la généralisation des CP à 12 aux CE1 ?

 

Les nouvelles années se suivent et se ressemblent… Et ce n'est pas près de s'arrêter car le Premier ministre, avec son « Action Publique 2022 » l'a dit, il faut réduire les moyens alloués aux services publics quitte à abandonner des missions… Et comme d'habitude, on appelle cela la « modernisation »

 

Contre cette politique d'austérité,

les organisations syndicales ont décidé

de boycotter les comités techniques.

Nous vous invitons à montrer votre colère

avec un rassemblement au Rectorat

le mardi 23 janvier, 9h00 lors du CTA reporté

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Published by SUD 61
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 14:22
Plan étudiant : qu’est-ce qui va changer ?

- Chaque lycéen-ne pourra faire jusqu’à dix vœux d’orientation non-hiérarchisés. Deux semaines seront consacrées au projet d’orientation en Terminale. Compilés, ces vœux seront ensuite étudiés par le conseil de classe du second trimestre et le/la chef-fe d’établissement rendra un avis sur chacun d’entre eux pour ensuite le transmettre aux établissements de l’enseignement supérieur via une « fiche Avenir ».

- Le nombre de places dans chaque formation sera fixé par le recteur. Le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique sont supprimés, les dossiers des lycéen-ne-s sont consultés par les équipes pédagogiques des établissements où ils souhaitent étudier.

- Leur sélection se fera sur la base des « attendus » fixés pour chacune des formations avec des critères de type : filière de bac, notes dans certaines matières, cinq derniers bulletins de note, lettre de motivation, notes au bac de français, investissement associatif, ou encore suivi d’un MOOC présentant la filière.

- Dans les formations sélectives (CPGE, DUT, BTS, écoles…) les réponses possibles aux élèves demeurent les mêmes : Oui, Non, En attente (liste d’attente).

- Dans les formations « non-sélectives », les universités vont choisir des élèves qui remplissent ces « attendus ». S’il leur reste des places, elles doivent accepter d’autres élèves, mais en conditionnant leur inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique, par exemple une année de mise à niveau. L’étudiant-e devra donc faire une espèce « d’année zéro » allongeant la durée de son cursus universitaire.

- Pour les élèves qui n’auront eu aucune place car leurs attendus n’auront pas été jugés bon par les universités demandées, une commission rectorale d’accès au supérieur se réunira chaque semaine pour leur proposer des affectations dès les résultats du bac.

- Les universités pourront proposer aux étudiant-e-s des parcours à la carte via les « contrats de réussite pédagogique » : remise à niveau, cursus pluridisciplinaire, accéléré ou accompagné, de durées variables… le tout supervisé par un « directeur des études » par grand champ disciplinaire qui pourra faire évoluer ce contrat de réussite pédagogique.

Ce plan étudiant est une remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur. Il introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.

Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves, mettre en place des pré-requis, et donc accentuer encore la sélection sociale et les inégalités.

 

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Published by SUD 61
12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 14:20

La fédération SUD éducation a été reçue le 6 décembre dans le cadre de la mission Mathiot, que le ministère a chargée de faire des propositions pour réformer le bac et le lycée général en articulation avec la réforme de l’accès à l’université et du premier cycle.

La lettre de mission du ministre et le projet présidentiel fixent une contrainte forte sur cette réforme : la réduction à 4 du nombre d’épreuves terminales au baccalauréat pour faire des économies budgétaires.

La réforme qui est en préparation s’inscrit en continuité avec la généralisation de la sélection pour l’accès aux études supérieures.

Semestrialisation, lycée à la carte, contrôle continu et accentuation du tri social…

Le nouveau lycée et le nouveau baccalauréat sont dans la droite ligne de toute la politique néolibérale de ce gouvernement : réduction de la dépense publique, destruction de tous les cadres collectifs, augmentation des inégalités.

L'article dans son ensemble ci-dessous: 

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