17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 20:59

Le CTSD du 6 février a été boycotté par l’ensemble des syndicats. Nous ne pouvons tolérer ce qui nous est proposé.

Informations diverses ;

  • La circonscription d'Alençon 2 disparaît et les écoles sont englobées dans la circonscription d’Alençon 3. 
  • Postes ASH :
    • Ouverture à l’ITEP pro Désiré Pilot de Flers.
    • Fermeture de l'ULIS de Mazeline (circo de L'Aigle).
    • Ouverture d'une ULIS dans le 2nd degré.
  • RASED :
    • 2 postes E créés : 1 sur Alençon et l'autre Rémalard ou Gacé.
    • Transfert du poste E Bellême vers Val au Perche (Le Theil sur Huisne)
    • Transfert du poste E de La Fontaine à Molière Alençon
    • Transfert du poste E Le Sap vers Trun. 

L’administration prive certaines écoles de moyens pour en satisfaire d’autres au lieu de créer des postes comme c’est fait dans les autres départements.

  • Création de 3 postes de brigade.
  • Allègement de service des maîtres formateurs (PEMF) : Le temps de décharge des 17 PEMF du département passera de 0,33 actuellement à 0,50 à la rentrée 2018 pour les PEMF volontaires. Ils seront complétés par des PES. Les PEMF, sur la base du volontariat, partageront leur classe à hauteur de 50% avec les PES. 
  • Plus de maîtres que de classes : Pour pouvoir dédoubler les CP et CE1 en REP et REP+, ce dispositif est revu à la baisse :
    • Trun (-1), Alençon Montsort (-0.5), La Selle la Forge (-0.5), Tinchebray (-0.5), St Pierre d’Entremont (-0.5), Vimoutiers (-1), La Fontaine Alençon (-0.5), Molière Alençon (-0.5), Jules Verne Alençon (-0.5), Les Vallées Flers (-1)
    • Rémalard (+0.5)
  • 50 PES à la rentrée 2018.
  • Il y a de moins en moins d'école d'application. Mme Moncada aurait remarqué, en visitant une école d'application, qu'il n'y avait aucune innovation ou différence avec une école "ordinaire". Il reste seulement 2 écoles d'application.
  • Il est question de redonner aux CPC leur rôle premier d'accompagnement des équipes. Ont été évoquées les difficultés des jeunes enseignants et PES à recevoir les CPC, IEN et PEMF et leur mal-être. Le manque de bienveillance de certains est dénoncé.  Par ailleurs, la masse de travail demandée aux PES, notamment de la part de l'ESPE, n’est pas acceptable. 
  • Sur les 175 écoles, il y a 26 écoles en zones urbaines (environ 15%), 65 écoles en zones intermédiaires (environ 37%), 84 écoles en zones rurales (environ 48%). 

Convention ruralité devrait être signée en juin ou septembre au plus tard. Nous restons très vigilants quant à cette convention.  Il serait question de créer des réseaux écoles-collèges pour freiner le départ des élèves.

  • Appel à projet numérique et ruralité : programmation, codage, robotique pédagogique. 7 communes sont partantes : Ecouves, Mortrée, Courtomer, Nécy, Occagnes, RPI78 et Val-au-Perche. 

Les cas de nombreuses écoles touchées par une mesure de carte scolaire ont été évoqués.   Après quelques minutes de délibération, l'administration n’a rien changé à sa décision. Les écoles de Putanges, la Ferrière aux étangs, Champsecret, Landisacq et Galleron seront sous surveillance d'ici à juin s’il y a d'éventuelles inscriptions. 

Fermetures de classes :

  • Circonscription de L’Aigle : Maternelle Galleron L’Aigle, Mazeline L’Aigle, Rai, Randonnai, Soligny la Trappe, ULIS Mazeline L’Aigle
  • Circonscription d’Alençon 1 : Jules Ferry Alençon, Masson Alençon, Desnos Alençon, Damigny, Souvray La Ferté Macé, St Germain du Corbéis, Lonrai, RPI Ménil Erreux-Larré, RPI St Didier-Ciral-La Roche Mabile, dispositif moins de 3 ans Jacques Prévert La Ferté Macé
  • Circonscription d’Argentan : La Ferrière aux Etangs, Putanges, RPI La Carneille-Landigou-Ronfeugeray, RPI Urou, St Leonard, Exme)
  • Circonscription de Flers : La Lande Patry, St Georges des Groseillers, Champsecret, Landisacq, RPI Montilly-Caligny
  • Circonscription de Mortagne : Ceton, Essay

Ouvertures de classes :

  • Circonscription de L’Aigle :  Trun
  • Circonscription d’Alençon 3 : RPI Nonant-Le Merlerault
  • Circonscription de Mortagne : Tourouvre au Perche

Ouvertures pour des dédoublements en CP et CE1 (5) :

  • Circonscription de Flers : Les Vallées Flers (1) et Morin La Fontaine Flers (2)
  • Circonscription d’Alençon 2 :  La Fontaine (1), Jules Verne (1)

La réserve de rentrée est de 6.61 ETP.

Vote à l'unanimité contre la carte scolaire proposée. 

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 20:55

Notre déclaration sera courte tant est grand notre mécontentement.

Mme Moncada, vous nous aviez promis de belles surprises pour la carte scolaire de la rentrée 2018. Quelle ne fut pas notre déception en voyant cette proposition de projet ! Comment espérez-vous obtenir un consentement au CTSD ou au CDEN avec de telles intentions ? Le dialogue existe-t-il réellement dans notre département ! Nous allons voter contre, vous le savez, et pourtant vous n’envisagerez pas de changements puisque CTSD et CDEN s’enchaînent.

Nous n’insisterons pas plus car nous n’avons pas le sentiment d’être entendu-e-s.

Par ailleurs, comme déjà évoqué lors du dernier comité technique, nous ne souhaitons pas venir participer à des instances le mercredi. En effet, nous sommes alors déchargé-e-s de 3h de classe au mieux. Il faut beaucoup plus de temps pour étudier les documents, préparer les instances, y assister...sans compter le temps de trajet qui s’ajoute. Je vous remercie donc de bien vouloir y veiller ou de nous faire remplacer dans ce cas la veille afin d’avoir le temps de travailler. La prochaine fois que cela se produira nous l’exigerons car c’est un droit.

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 14:00

Communiqué


Ce matin, le 1er Ministre, Edouard Philipe a dévoilé sa stratégie et son calendrier à propos de
la mise en oeuvre du processus action publique 2022.


Objectif :
Dynamitage de la fonction publique
Attaque en règle des solidarités par une fragilisation du service public.
Contrairement à ce qui avait été avancé lors de la première présentation du processus, le
premier ministre annonce la question de la modernisation de la fonction publique au travers
de modifications profondes. La gestion des personnels sera traitée sans attendre les annonces
structurantes qui seront dépendantes du rapport du comité d’experts et des réflexions menées
actuellement au sein des ministères pour déterminer quelles missions ils gardent et quelles
missions ils jettent.


Quatre sujets brulants sont désormais sur la table :
1) la réforme du dialogue social et du paritarisme
Objectif : haro sur les commissions paritaires et copié collé de la loi travail 2 sur les instances
représentatives des personnels!!!!
2) Une réflexion sur l’amélioration des carrières et des rémunérations avec en point d’orgue
un recours accru au RIFSEEP (prime au mérite individuelle) qui supplanterait les
augmentations collectives de revenus. Développement des mobilités dans et hors la fonction
publique !
3) Une réflexion sur les voies d’accès au recrutement dans la FP avec un préalable (pour nous
rassurer!!) : pas touche au statut MAIS possibilité d’offrir d’autres formes d’intégration que le
concours. Avec un recours accru au contrat en terme de recrutement !!
4) Sans vraiment l’afficher, mais cela sera sur la table : la décorélation de la valeur du point
selon les versants…..


L’ensemble de ces sujets s'intègrera dans l’agenda social actuel avec pour perspective des
décisions qui aboutiraient à des textes pour le début de 2019 au moment où le débat sur les
retraites commencera !


Ainsi les choses sont claires, le gouvernement choisi de s’attaquer frontalement aux
fondamentaux de la Fonction Publique. Les principales victimes en seront les personnels et
indirectement en fonction des mesures structurantes, les citoyennes et citoyens.
Solidaires considère que l’heure est à la mobilisation de toutes celles et ceux qui sont
attaché-es aux services publics et à la Fonction Publique qui les sert.

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 13:58

Le communiqué Intersyndical est ci-dessous, n'hésitez pas à l'imprimer et à l'afficher. 

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 13:47

Toute la fonction publique,
tous les services publics sont attaqués

Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié⋅e⋅s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé⋅e⋅s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Une casse du service public qui se décline de la maternelle à l’université

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.

Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.

La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignant⋅e⋅s, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.

Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public largement engagée avec la LRU en 2007. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelier⋅e⋅s recalé⋅e⋅s.

Construisons la convergence
et la grève unitaire le 22 mars

Sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour revendiquer une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel⋅le⋅s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense du système de retraite par répartition.

Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut contre les salarié⋅e⋅s (le statut des cheminot⋅e⋅s est lui aussi remis en cause), il faut réussir la mobilisation la plus importante possible le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes.

Toutes et tous en grève et dans les manifestations ! Défendons le bien commun qu’est le service public. Remettons le progrès social au goût du jour.

Et pour l'afficher dans vos établissements, le document est ci-dessous

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 10:56
Cependant, rien n’a été gagné : le combat pour une égalité de fait entre tou-t-es continue !
Le 8 mars est l’occasion pour les femmes de rendre visible les luttes nécessaires contre la domination patriarcale.

Dans tous les domaines (travail, vie publique, culture, langue…) les femmes sont reléguées au second plan et invisibilisées. Quelle image vous vient en tête lorsque vous lisez la phrase « En 1936, les ouvriers bloquent les usines » (combien de moustachus à casquette voyez-vous ?) ? Sur les 20 derniers prix Nobel de littérature, seulement 5 sont des femmes. La moitié de l’humanité ne doit pas se laisser dominer par l’autre sous couvert d’une norme sociale ancestrale. Révoltons-nous pour obtenir une réelle égalité au travail, dans les tâches domestiques ainsi que dans l’ensemble de la société.

Les réformes actuelles dans le monde de l’éducation entérinent les inégalités femmes/hommes

  • Le retour à la semaine de 4 jours pénalise davantage les femmes qui libèrent leur mercredi pour s’occuper des enfants (un tiers des emplois féminins sont à temps partiel). L’injonction sociale d’être une « bonne mère » pèse sur la carrière, d’autant qu’avec un salaire inférieur en moyenne de 24% à celui d’un homme, l’impact économique sur le foyer est moindre si c’est la femme qui perd une journée de salaire.
  • L’avancement dans l’éducation nationale privilégie les hommes. Avec le PPCR, les hommes passent plus facilement à la classe exceptionnelle car ils sont sur-représentés dans les fonctions de direction, conseil pédagogique… dans un secteur pourtant largement féminin.
  • La critique de l’écriture inclusive et de feu les ABCD de l’égalité par JM Blanquer montre qu’il ne faut rien attendre de notre Ministère pour œuvrer à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations sexistes, LGBTQIphobes.
  • Quand y aura-t-il dans chaque établissement une véritable éducation à la sexualité évoquant le clitoris, le rôle du plaisir, l’importance du consentement (et non pas une sexualité vue sous le seul angle reproductif) ?

Au-delà de notre champ professionnel, les politiques libérales à l’œuvre sapent les droits des femmes

  • Les politiques d’austérité dans le secteur du social et de la santé pèsent sur les femmes qui s’occupent très largement du soin aux enfants et aux ascendants, et réduit leur droit d’accès à l’IVG.
  • Les réformes du code du travail fragilisent encore plus les femmes salariées, qui sont sur-représentées dans les emplois les plus précaires (temps partiels, CDD).

La complaisance dont bénéficient les mouvements réactionnaires (Manif pour Tous et consorts) tend à légitimer une vision rétrograde et inégalitaire des rapports femmes-hommes, et les discours d’extrême droite n’hésitent pas à instrumentaliser le féminisme à des fins racistes.

 

C’est par leurs mobilisations propres que les femmes ont obtenu des droits !

 

Pour débattre de ces questions et construire nos revendications : rassemblons-nous dans des AG en mixité et/ou non-mixité (agentes, enseignantes, CPE, AED, infirmière, assistante sociale, COP, …). Pour faire entendre notre voix : GREVE, ACTIONS ET MANIFESTATION LE 8 MARS
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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 16:16

2 circonscriptions du département vont devenir « pilotes » pour une expérimentation sur la phonologie en Grande section de maternelle. L’information a été donnée la semaine dernière, pour une mise en place dès la rentrée des vacances de février.

Ce procédé est simplement scandaleux. Les enseignants ont déjà leurs outils, leurs programmations, ont déjà fait de multiples choses depuis le début de l’année, et on leur demande de tout arrêter pour se lancer dans une méthode présentée comme miraculeuse.

Les enseignants vont-ils devenir de simples exécutants ? Le ministère donne des méthodes « homologuées », « clé en main », qu’il suffit d’appliquer pour que tous les élèves réussissent ? Qu’en est-il de la différenciation, des différentes intelligences, des différentes façons pour les enfants d’apprendre ?

D’autant plus que l’origine de cette méthode est plutôt douteuse et l’intérêt pédagogique n’a jamais été démontré. . Cela vient d’une association « agir pour l’école » le président de cette association n’est rien d’autre que Laurent Bigorgne, Président, directeur de l’Institut Montaigne.

Nous vous invitons à vous rendre sur leur site Internet, et vous comprendrez de suite les inquiétudes qui sont les nôtres.

 

Sachez que les programmes n’ont pas changé et qu’à aucun moment, un IEN ne peut vous imposer d’appliquer cette méthode, nous avons encore notre liberté pédagogique, il faut la préserver.

Et si votre IEN fait pression sur vous, contactez-nous afin que nous puissions intervenir rapidement.

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 12:26
Au chacun pour soi, opposons la solidarité

 

Toute la fonction publique, tous les services publics sont attaqués

Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.
Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié⋅e⋅s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.
Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé⋅e⋅s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Une casse du service public qui se décline de la maternelle à l’université

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation. 
Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.
La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignant⋅e⋅s, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements. 
Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public largement engagée avec la LRU en 2007. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelier⋅e⋅s recalé⋅e⋅s.

Construisons la convergence et la grève unitaire le 22 mars

Sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour revendiquer une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel⋅le⋅s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense du système de retraite par répartition.
Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut contre les salarié⋅e⋅s (le statut des cheminot⋅e⋅s est lui aussi remis en cause), il faut réussir la mobilisation la plus importante possible le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes.

Toutes et tous en grève et dans les manifestations ! Défendons le bien commun qu’est le service public. Remettons le progrès social au goût du jour.

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 09:08

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU se sont rencontrées au soir de la grève et des manifestions du 1er février à laquelle elles ont appelé.

Elles se félicitent de la réussite de la mobilisation (20 000 manifestant.e.s : lycéen.ne.s, professeur.e.s du second degré et du supérieur, étudiant.e.s dans toute la France, parents d’élèves) préparée par des assemblées générales nombreuses dans les universités et les lycées.

Après cette première étape il s’agit maintenant de poursuivre et d’amplifier la mobilisation.

Nos organisations déplorent le recours à la violence par certains membres des forces de l’ordre devant certains lycées et à Jussieu notamment, alors que toutes les manifestations se sont déroulées dans le calme. Le droit des lycéen.ne.s et des étudiant.e.s de se réunir, de s’organiser et d’exprimer leurs opinions est garanti par la loi. Il doit être respecté et protégé.

Les personnels, les étudiant.e.s, les lycéen.ne.s n’acceptent pas la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, la destruction du baccalauréat comme premier grade universitaire et diplôme national de fin d’études secondaires et les suppressions de postes qui accompagnent ces réformes.

S’appuyant sur la mobilisation qui monte dans les lycées et les universités, les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU réaffirment leurs revendications :

  • La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires
  • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de toutes et tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post-bac et aux établissements de leur choix ;
  • L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post-bac et le refus de toute sélection à l’entrée de l’université ;
  • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications ;
  • L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post-bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU appellent les personnels du supérieur, du second degré, les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, à participer à la grève et la mobilisation nationale le mardi 6 février, à organiser des assemblées générales, dans les universités, les collèges et les lycées pour construire les modalités d’actions locales.

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 11:07

Le rapport Mathiot vient d’être publié. Commandé par le ministre, il donne des orientations inquiétantes pour la future réforme du bac et du lycée. 
La lettre de mission du ministre et le projet présidentiel fixaient une contrainte forte sur cette réforme : la réduction à 4 du nombre d’épreuves terminales au baccalauréat pour faire des économies budgétaires.
La réforme qui est en préparation s’inscrit en continuité avec la généralisation de la sélection pour l’accès aux études supérieures.
Semestrialisation, lycée à la carte, contrôle continu et accentuation du tri social…
Le nouveau lycée et le nouveau baccalauréat sont dans la droite ligne de toute la politique néolibérale de ce gouvernement : réduction de la dépense publique, destruction de tous les cadres collectifs, augmentation des inégalités.

L'article complet est ci-dessous

http://www.sudeducation.org/Rapport-Mathiot-l-analyse-de-SUD.html
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