Syndicat SUD éducation 61
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SUD éducation a pris connaissance d’un courrier daté du 16 mai et adressé par la DGESCO aux recteurs/trices et aux directeurs/trices académiques de l’éducation nationale, ayant pour objet l’ « orientation des élèves vers la voie professionnelle à l’issue de la troisième ». Nous mettons ce courrier édifiant à disposition de tou-te-s.
Le contenu du courrier
Derrière l’écran de fumée constitué par l’objectif affiché de « faire de la voie professionnelle une voie d’excellence », l’objectif est énoncé de manière extrêmement directive aux services déconcentrés de l’éducation nationale :
Les remarques de SUD éducation
Pour SUD Éducation, ce courrier est en cohérence avec les projets gouvernementaux concernant l’apprentissage (loi « Liberté de choisir son avenir professionnel ») et l’orientation post-bac (loi ORE) : toute la politique éducative actuelle vise à accentuer le tri social.
SUD éducation s’inquiète fortement d’un tel autoritarisme vis-à-vis des personnels, notamment des services d’orientation, mais aussi des équipes enseignantes via une pression statistique mise sur l’orientation en fin de 3e.
SUD éducation dénonce ce mépris des élèves et des familles, qu’il faudrait guider vers de meilleurs choix en utilisant des « indicateurs » et d’autres éléments de langage.
SUD éducation refuse cette école du tri social, dans laquelle la seule fonction du service public d’éducation est de répondre aux demandes du marché du travail, au détriment des apprentissages et de l’émancipation des élèves.
Le gouvernement, dans le cadre du plan « Action publique 2022 », annonce un dynamitage en règle des CAP, les fameuses commissions administratives paritaires auxquelles ont recours l’ensemble des fonctionnaires au cours de leur carrière. Il s’agit là d’une offensive directe sur le statut des fonctionnaires, et notamment celles et ceux de l’Éducation nationale. Et ce qui se profile derrière est connu : mobilité sur profil, avancement au mérite, fragilisation des droits.
Les Commissions administratives paritaires désignent un ensemble d’instances réunissant membres de l’administration et représentant-e-s du personnel à parts égales. Ces instances ont été instaurées en 1982, et existent dans les trois versants de la Fonction publique. Elles ont des compétences assez variées, mais qui s’articulent toutes autour d’un axe : la gestion de la carrière des personnels. Concrètement, y sont examinés par exemple les changements d’échelon, de grade, les détachements, les disponibilités, les congés formations, mais aussi et surtout la mobilité (les mutations entre académies ou au sein des académies pour le second degré, entre les départements ou au sein des départements pour le premier degré) et les procédures disciplinaires.
Le 25 mai, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérard Darmanin, a transmis aux organisations syndicales, dont Solidaires Fonction publique, un document intitulé : « Chantier dialogue social – définir un nouveau modèle de dialogue social dans la fonction publique ». Les axes mis en avant par le ministre sont explicites : « garantir et fluidifier les mobilités individuelles des agents », améliorer la « prise en compte de la valeur professionnelle pour la promotion et l’avancement », le tout sous couvert de « simplifier le fonctionnement des CAP ».
Ces objectifs sont déclinés dans les différents domaines de compétences des CAP. Dans l’ensemble, il s’agit de vider les CAP de leurs attributions. Voici quelques aspects saillants :
• Suppression de l’examen des mutations par les CAP. Il s’agit d’une nouveauté énorme, sans doute la plus saillante du projet : on passerait d’un système barêmé et transparent à une « gestion RH qualitative », avec une « meilleure prise en compte des besoins locaux ». Il s’agit tout simplement de permettre les recrutements sur profil, par les RH des rectorats ou des DSDEN, et dans le second degré par les chefs d’établissement, ce qui est cohérent avec les projets annoncés par Blanquer par ailleurs, notamment dans ses derniers livres.
• Réduction du nombre de CAP. Le ministre entend passer d’une architecture des CAP par corps (par exemple la CAPN des instituteurs et professeurs des écoles), à une architecture des CAP par catégorie (A, B et C). Dans l’éducation nationale, cela ferait passer le nombre de CAP nationales, par exemple, de 33 à… 3. Dans ces conditions, il est inenvisageable que les CAP puissent examiner les situations qui resteront dévolues à leur charge dans un cadre respectueux des droits des personnels. Par ailleurs, cela avantagerait nécessairement les corps les mieux rémunérés, le nombre de personnels en catégorie A étant bien inférieur à ceux et celles en catégorie C.
• Promotion : un renforcement des critères de mérite. Le projet ministériel prévoit que l’intervention de la CAP se limite à l’examen des critères collectifs d’avancement, qui devront mieux prendre en compte la « valeur professionnelle » des agents. La CAP n’examinerait donc plus les promotions elles-mêmes, mais devrait se contenter de prendre connaissance de la liste des agents promus selon ces critères. Encore une fois, la CAP est vidée de sa marge de manœuvre, entièrement transférée aux ressources humaines et donc à l’arbitraire managérial.
• Disciplinaire : une marge de manœuvre restreinte. L’élargissement du périmètre de la CAP restreindra nécessairement la capacité de l’instance à la portion congrue, de même que pour ses autres compétences. Pour le ministère, la réponse à cette surcharge de travail réside dans… la dématérialisation des procédures ! À noter, l’instauration prévue d’une nouvelle sanction dans le premier groupe de sanction, aux côtés de l’avertissement et du blâme : l’exclusion temporaire de trois jours. Cette dernière n’entrera donc même pas dans le champ de compétence de la CAP, même si elle n’est que consultative.
Il ne s’agit pas pour SUD Éducation d’idéaliser un paritarisme dont on connaît les limites et la fonction en terme d’intégration du syndicalisme à l’appareil administratif. Mais derrière les compétences des CAP, ce sont bien les droits de toutes et tous qui sont ici menacées. En effet, en vidant les CAP de leurs compétences, il s’agit pour le ministre de faire sauter les verrous en ce qui concerne un certain nombre de droits collectifs, et de renforcer la gestion managériale des carrières :
• des mutations barêmées remplacées par une mobilité sur profil, avec une gestion directe par les ressources humaines. Pour le second degré, le recrutement par les chefs d’établissements, vieille lune des ministères successifs, n’a jamais été aussi proche ! Cela renforcerait de manière inédite le pouvoir des chefs d’établissement et renforcerait les inégalités territoriales déjà à l’œuvre, en renforçant la désertification de certains territoires moins attractifs pour les personnels.
• le renforcement de la promotion au mérite : la promotion n’étant plus examinée en CAP, elle serait également entièrement laissée aux ressources humaines. Encore une fois, ce serait un verrou qui sauterait dans l’objectif énoncé dans « Action publique 2022 » de favoriser la gestion des personnels au mérite, déjà largement avancée avec PPCR.
Depuis cette année, des collègues se sont vu refuser de remplacer une Réunion d’Information Syndicale par l’animation pédagogique de leur choix, sous prétexte que cette dernière était obligatoire.
Nous rappelons, que dans le Bulletin Officiel n° 32 du 28 août 2008 qui régit le temps de travail des enseignants et l’organisation des 108 heures, il n’est aucunement fait mention d’animations pédagogiques obligatoires. Par conséquent, nous considérons que c’est un arrangement départemental qui n’a aucune valeur légale.
Nous demandons à ce que les IEN arrêtent de refuser qu’une animation pédagogique soit remplacée par une RIS ce qui est une atteinte au droit syndical. Nous demandons également à ce qu’aucune animation pédagogique ne puisse être qualifiée d’obligatoire.
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Réponse de l'administration à notre déclaration :
Il n’est nulle part écrit que ce sont les enseignants qui décident quelle animation pédagogique peut être remplacée par une Réunion d’Information Syndicale. C’est du ressort de l’IEN. Par conséquent, la DSDEN peut décider de prioriser ses animations pédagogiques et les rendre obligatoires.
EXEAT – INEAT :
61 demandes. Pour le moment, la DSDEN n’a pas établi de contingent. Le sujet sera de nouveau abordé lors de la CAPD du 21 juin.
Les organisations syndicales ont abordé le cas des collègues sans enfant ni conjoint qui demandent depuis de très longues années à partir du département. Madame la directrice académique dit y être sensible mais n’est pas sûre de pouvoir donner suite.
Demandes de temps partiel :
Les réponses seront connues d’ici 2 semaines. Les collègues pour lesquels le poste n’est pas compatible avec un temps partiel seront reçus par l’IEN vers le 15 juin.
Pré-rentrée :
Pour la rentrée 2018, la DSDEN accepte que les 2 jours de pré-rentrée puissent se faire les 30 et 31 août. Auparavant, il n’y avait qu’une journée de prévue, la deuxième devant se faire après la rentrée.
Cependant, plusieurs conditions : tous les enseignants de l’école doivent être d’accord et pouvoir être présents, les écoles qui organisent des stages de réussite, ne pourront donc pas faire ces 2 jours, avant la rentrée des élèves. Il faut également que ce soit sur une journée complète, impossible de morceler.
Mouvement :
- Comme les années précédentes, les postes de direction, maître E, G, conseillers pédagogiques, ASH restés vacants seront proposés aux enseignants, qu’ils soient à titre définitif sur leur poste ou restés sans poste. Les entretiens devraient se dérouler le 20 juin. Cette information paraîtra sur votre I-prof.
- Les enseignants restés sans poste à l’issue de cette phase principale, repasseront par une nouvelle phase informatique, à partir des postes restants ou nouvellement composés. Si vous êtes toujours sans poste, alors il vous sera demandé de faire des voeux sur les postes restés disponibles. Attention, si vous ne faites aucun vœux, ou alors un nombre trop restreint de vœux, vous serez tout de même affecté selon votre rang de barème, l’administration se basera alors sur les vœux faits au premier mouvement.
Dispositif TPS :
Les écoles retenues suite à l'appel à projet pour le dispositif "TPS" sont les écoles Point du Jour à Alençon et Galleron à l'Aigle.
La CAPD mouvement principal des PE aura lieu mardi 29 mai 2018.
Une permanence sera mise en place, à l'issue de cette commission, à partir de 12h jusqu’à 18h au 09 80 79 65 03.
SNES-FSU, SE-UNSA, SUD éducation-Solidaires, SNFOLC-FO, UNSEN-CGT, SGEN-CFDT, SNASUB-FSU
Le Ministère de L’Éducation Nationale a annoncé la suppression des CIO au motif que l’information sur les voies de formation et les métiers devrait désormais être traitée dans un cadre régional. Les DRONISEP (Délégations Régionales de l’Office National d’Information sur les Enseignements et les Professions) seraient supprimées et leurs personnels transférés aux régions.
La Régionalisation des DRONISEP entraînerait nécessairement une information inégale sur le territoire national car limitée aux frontières régionales et valorisant les choix économiques locaux et les formations correspondantes, décision bien paradoxale à l’heure où les parcours de formations se réalisent à l’échelle nationale, voire internationale !
Bien identifiés par les élèves, les jeunes et leurs familles, les CIO, espaces ouverts et accueillants, garantissant l’objectivité et l’impartialité de l’accompagnement proposé, en dehors du périmètre des établissements scolaires, constituent une ressource pour toute la communauté éducative au plus proche des équipes des établissements en interface avec les partenaires hors Éducation nationale.
Les missions des CIO, comme celles des Psy-ÉN EDO qui y travaillent sont beaucoup plus larges que la seule information sur les métiers. Il s’agit de permettre à chaque élève de se projeter dans l’avenir, ce qui passe nécessairement par un rapport aux études positives et un développement psychologique et social harmonieux. Pour obtenir cet équilibre, les Psy-ÉN, outre leur travail de suivi et de prévention dans les collèges et les lycées, développent au CIO des activités particulières : lutte contre le décrochage et retour en formation, accompagnement des élèves à besoins particuliers, actions contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations.
La fermeture des CIO priverait les élèves et leurs familles d’un accueil de proximité y compris pendant les vacances scolaires, lorsque les établissements scolaires sont fermés. Elle signifierait la disparition du service public d’orientation de l’Éducation nationale et l’ouverture aux officines privées et start-up en tous genres.
Aussi les organisations syndicales SNES-FSU, SE Unsa, Sud Éducation, SNFOLC, CGT éduc’action, SGEN CFDT et SNASUB-FSU se prononcent :
Pour l’abandon du transfert aux régions prévu à l’article 10 du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et pour le maintien des DRONISEP de leurs personnels, des PsyÉN, des DCIO au sein de l’Éducation nationale.
Pour le maintien de tout le réseau des CIO, service public d’orientation de l’Éducation Nationale de proximité.
Contre la remise en cause du statut et des missions des psychologues de l’éducation nationale « Éducation, Développement, Conseil en Orientation Scolaire et Professionnelle », et de leur affectation dans les CIO.
Pour une augmentation significative des recrutements permettant une réduction des effectifs pris en charge.
L’intersyndicale appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale, et tout particulièrement des CIO et des DRONISEP à se réunir, à se mobiliser :
- lors de la journée de grève et de manifestation pour la défense des services publics le 22 mai 2018 ;
- à participer nombreux à la manifestation nationale intersyndicale du 5 juin à Paris pour exiger l’abandon de ces projets qui signent la disparition du service public d’orientation de l’éducation nationale. Les organisations syndicales SNES-FSU, SE Unsa, Sud Éducation, SNFOLC, CGT éduc’action, SGEN CFDT, SNASUB-FSU demandent au ministre de les recevoir. Elles se réuniront rapidement à l’issue de cette mobilisation nationale afin d’examiner les réponses apportées et la poursuite de l’action.
Elles appellent également les personnels à poursuivre la mobilisation le jour de l’ouverture de l’examen du projet de loi à l’assemblée nationale.
Notre ministre, offre à chaque élève de CM2 un livre pour les vacances.
Le livre choisit est……. Les fables de La Fontaine !!! illustrées, quand même.
Donc Merci Monsieur Blanquer de remettre cet auteur méconnu au goût du jour.
Nous ne vous connaissions pas aussi subversif.
Et oui, rappelons que ce cher La Fontaine, était quand même un artiste hors du commun, très engagé et qui a, par exemple, toujours refusé de jouer le rôle de courtisan. Il n’est jamais allé à la cour de Louis XIV, et était très critique par rapport à la royauté, et plus largement envers la hiérarchie. Il était du côté du peuple, des travailleurs et méprisait les rois, les puissants et l’accumulation de richesses. Voilà quelques extraits choisis :
Christian Biet, dans la revue Textes et documents pour la classe n° 685
parle De La Fontaine ainsi : " Lorsqu’il traite de la politique, de la justice ou de la société, dans ses fables, La Fontaine ne se cantonne pas à une critique, par ailleurs sévère, du pouvoir, des juges, des magistrats et des travers sociaux. Il en vient, derrière le voile du récit, à poser des questions de fond traitées chez les philosophes de son temps. La mise en récit des concepts permet de lancer une réflexion sur l’Etat, la justice et le roi. Jusqu’au concept de propriété (et de droit international) que l’on voit vaciller sous les coups du fabuliste dans Le Chat, la Belette et le Petit Lapin. »
Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite.
Les Assises de l’école maternelle ont eu lieu les 27 et 28 mars derniers, laissant les acteurs et les actrices de l’école maternelle sur leur faim, aussi bien en matière d’état des lieux de l’existant que de pistes possibles pour l’améliorer.
Nous, personnels, parents et associations qui constituons la communauté éducative, nous sommes sentis exclus des différentes séquences qui se sont davantage focalisées sur la toute petite enfance et sur le développement neurologique des très jeunes enfants que sur les finalités de l’école maternelle, les démarches éducatives, pédagogiques, didactiques qui y sont mises en œuvre et les conditions nécessaires pour que les enfants qui la fréquentent puissent entrer dans les apprentissages.
Pour nous, ces Assises de la maternelle ont été un rendez-vous manqué.
— parce que les programmes de 2015, outils essentiels pourtant bien accueillis dans les écoles, étaient absents des échanges,
— parce qu’on a surtout entendu des chercheurs du champ des neurosciences, alors que les élèves de maternelle ne sont pas que des cerveaux mais aussi des êtres sociaux et sensibles,
— parce que dans les tables rondes, les acteurs dont il était question (associations partenaires, enseignants, ATSEM, parents) n’avaient pratiquement aucune place,
— parce que tout ce qui se fait de grande qualité dans les classes de maternelle au quotidien n’a pas été rendu visible ni valorisé,
— parce que tout se passe comme si l’école ne faisait pas débat.
Si le constat d’inégalités de réussite scolaire est le premier argument avancé par le président de la République, la réponse par un abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans sans modifier les conditions de scolarisation relève davantage de l’effet d’annonce que d’une « révolution » scolaire, 97 % des enfants étant scolarisés à cet âge.
L’obligation d’instruction à trois ans reconnaît la maternelle comme une école à part entière, mais elle génère de nombreuses interrogations qui sont restées sans réponses : l’obligation d’assiduité scolaire sera-t-elle appliquée strictement à tous les enfants en petite section quels que soient leurs besoins ? Cela ne risque-t-il pas de modifier le rapport parfois fragile des familles à l’école maternelle ? Comment les communes seront-elles accompagnées pour mettre en œuvre la scolarisation à plein temps de tous les enfants dès 3 ans, notamment en termes d’infra structures et de personnels, en particulier dans les DOM ? Les communes devront-elles financer les écoles maternelles privées sous contrat, éventuellement en réduisant les moyens qu’elles consacrent aux écoles maternelles publiques ?
Et qu’en sera-t-il de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans dont le ministère ne fait pas une de ses priorités ? Les dispositifs dédiés seront-ils confirmés ? Le rapport Borloo sur les banlieues propose quant à lui de tripler la préscolarisation à 2 ans d’ici 2020, de relancer les classes passerelles, de doubler le taux d’encadrement des classes de maternelles en REP+, qu’en sera-t-il ?
Nous l’avons dit dans notre lettre adressée au ministre avant les Assises et nous le réaffirmons ici : l’école est un sujet éminemment politique, qui doit prendre en compte les approches plurielles et être mis en débat avec celles et ceux qui la font vivre.
Nos organisations syndicales, pédagogiques et associatives sont capables de penser le métier collectivement et s’engagent sur le terrain au quotidien.
Pour nous l’école maternelle, est une école à part entière, école première où l’on apprend et où l’on vit ensemble. Elle doit continuer d’avoir une feuille de route ambitieuse et des contenus d’apprentissage exigeants cadrés dans les programmes de 2015.
Mais c’est aussi en agissant sur :
— la baisse des effectifs par classe,
— une meilleure formation initiale et continue,
— la complémentarité du rôle des enseignants et des ATSEM,
— la présence d’une ATSEM dans chaque classe,
— l’aménagement des espaces,
— la construction de liens entre temps scolaire et périscolaire,
— le développement de la relation aux familles,
— la présence effective des réseaux d’aide (RASED),
— la prévention dans le domaine de la santé,
— le développement de la scolarisation des moins de 3 ans dans des dispositifs dédiés et en lien avec les autres professionnels de la petite enfance,
— l’intervention de plus de maîtres que de classes…
qu’on pourra transformer et défendre l’école maternelle.
Associations, Partis et Syndicats de l’Orne appellent à une "Marée Populaire" pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité
SIGNATAIRES : Attac, Collectif pour les Droits des Femmes, Confédération Générale du Travail, Europe Ecologie Les Verts, Fédération Générale des retraités de la Fonction Publique, Fédération Syndicale Unitaire, La France Insoumise, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Solidaires
Le tract ci-dessous